Information sanitaire

FCODescription courte d’évènement : Signes cliniques de la FCO sont apparus fin juillet dans un élevage mixte (bovin, ovin et caprin) dans le village de Rusinovo, à 3 km de la frontière bulgare (voir carte). Le vétérinaire local a essayé de traiter des animaux malades, mais au vu de la mortalité il a notifié le cas aux services vétérinaires. Le laboratoire national a confirmé la présence du virus le 05/08/2014 (par PCR-TR). Une sérotypage est en cours dans le laboratoire de référence de l’OIE – Pirbright. Il y a des suspicions d’autres foyers dans la zone frontalière avec la Grèce. 

Nombre des foyers (incluant le nombre de cas et les espèces) : Un foyer avec 20 cas (ovins/caprins) dans un élevage de 131 animaux (124 ovins/caprins et 7 bovins). Le taux de morbidité apparent est de 16% et la mortalité apparente de 3%. 


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Peste porcine africainePoint épidémiologique au 26 juillet 2014

Description courte d’évènement : Le 24 juillet 2014, après qu’une augmentation de la mortalité chez des porcs domestiques ait été signalée dans une ferme commerciale en Lituanie, des échantillons se sont avérés positifs pour la peste porcine africaine (PPA) par le laboratoire national de référence. Tout l'élevage a été consideré comme infecté (un total de 19 411 porcs d’âges différents). L’élevage atteint est l’un des plus grands élevages porcins lituaniens avec plus de 525 000 porcs repartis en 11 fermes différentes (la ferme affectée se trouve dans le village Rupinskai, Kazitiskis, Ignalina, région de l’Utena, Lituanie).

 


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Gina Zanella (gina.zanella@anses.fr), Unité d’épidémiologie, ANSES, Laboratoire  de Santé Animale de Maisons-Alfort dans le cadre de la veille sanitaire internationale

Virus fièvre aphteuseLe 27 juillet 2014 les Services Vétérinaires algériens ont déclaré un premier foyer de fièvre aphteuse (FA) dans la wilaya de Sétif, localisée au nord du pays. Les derniers foyers dans ce pays avaient été rapportés en 1999.

Le 23 juillet 2014, quatre bovins ont présenté des signes cliniques de FA dans un élevage de quatorze bovins à l’engrais. Cet élevage se trouve dans une zone de forte concentration de bovins à l’engrais s’étendant sur une superficie de 20 km².

L’origine du foyer est attribuée à l’introduction illégale d'animaux en provenance de Tunisie, où la maladie s’est répandue depuis le mois d’avril 2014 (Situation de la FA en Tunisie).


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    Sylvie Lecollinet, LNR West Nile et peste équine, ANSES, Laboratoire  de Santé Animale de Maisons-Alfort dans le cadre de la veille sanitaire internationale

Moustique tigre

Point épidémiologique au 26 juillet 2014

Les premiers cas d'infection au virus West Nile dans les Balkans en 2014 ont été récemment notifiés : l’infection a été confirmée chez deux chevaux sentinelles (sans symptômes cliniques) en Croatie (le 23 juillet 2014) et chez un cheval sentinelle en Grèce (le 27 juin 2014) (OIE, voir figures 1 et 2) et 15 cas probables et 1 cas confirmé ont été enregistrés chez l’homme au 24 juillet 2014 en Bosnie-Herzégovine et en Serbie (ECDC, voir figure 3).

Ces cas humains et équins se sont déclarés tôt par rapport aux autres années. En effet, dans la région des Balkans la saison habituelle est plutôt les mois d'août-septembre. Les inondations exceptionnelles qu’ont connues la Serbie, la Bosnie-Herzégovine et la Croatie en mai dernier ont pu fournir des conditions propices à l’éclosion et à la prolifération des moustiques Culex, principaux vecteurs du virus West Nile.

    La situation épidémiologique est suivie avec attention et fait actuellement l’objet de publication régulière des bilans épidémiologiques.


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J. Pradel (1) (jennifer.pradel@cirad.fr), P.D Bedford (2), C. Lazarus (3), V. Gongora (4), G. Ellis (5), P. Morales (6), M. Trotman (7), N. Surujbally (8), B. Bradford (9), K. Hackshaw (10) dans le cadre de la Veille Sanitaire Internationale

 

Sieste porcineDans la Caraïbe, seule la République Dominicaine a rapporté des foyers de DEP : un foyer primaire en Novembre 2013, puis 6 autres entre Février et Mars 2014, tous dans le bassin de production porcine le plus important du pays (dans le nord). Plus de 39 000 cas et plus de 26 000 morts ont été rapporté dans une population de près de 310 000 animaux. Les pertes sont estimées à plus de 1,8 millions de dollars. L’origine du foyer n’a pas pu être déterminée mais les mesures de biosécurité, la vigilance et la protection des élevages ont été nettement renforcées et des mesures de restriction des mouvements d’animaux ont été prises. La République Dominicaine a notifié l’OIE des cas en Juin 2014 (OIE, voir figure). A ce jour, l’épidémie semble ralentir, mais il reste toujours un foyer actif.


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OvinsLe 15 juillet 2014, après une suspicion clinique de fièvre catarrhale ovine (FCO), les Services Vétérinaires de Bulgarie ont confirmé quatre cas ovins et un cas caprin proches de la frontière avec la Grèce (municipalité d’Ivanovgrad, région de Haskovo) (Figure 1). Le sérotype viral en cause BTV-4 a été confirmé par le laboratoire communautaire de référence pour la FCO de Pirbright.

Selon la réglementation européenne, la Bulgarie a établi des zones de protection et de surveillance d'un rayon d'au moins 100 et 150 kilomètres autour de l'exploitation infectée, ce qui englobe quarante-six municipalités appartenant à huit régions : Haskovo, Bourgas, Kardzhaly, Smolyan, Plovdiv, Yambol, Stara Zagora et Sliven (Figure 1). Dans ces régions, tous les animaux sensibles seront sous surveillance clinique et sérologique.

Comme les zones visées dépassent les limites frontalières bulgares, des mesures de prévention et de surveillance doivent être mises en place par les autorités compétentes en Grèce (Anatoliki Makedonia kai Thraki) et en Turquie (Edirne, Kirklareli, Tekirdag et Çanakkale).

Actuellement, la FCO due au sérotype viral BTV-4 est déclarée en Grèce dans la péninsule du Péloponnèse.

Les derniers foyers en Bulgarie ont été déclarés en 2006 dans la région du Burgas (sérotype BTV-8) et en Turquie en 2011 dans la région d’Antalya (sérotype BTV-16).


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PT004310

 

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Béatrice Grasland (1) (beatrice.grasland@anses.fr), Nicolas Rose (1) dans le cadre de la Veille sanitaire internationale de la Plateforme ESA

(1) Anses, Laboratoire de Ploufragan/Plouzané, Ploufragan, France

Depuis 2013, une épizootie sévère de diarrhée épidémique porcine (DEP) affecte les Etats-Unis et s’étend aujourd’hui à plusieurs pays dans le monde. Les signes cliniques sont une diarrhée aqueuse pouvant être accompagnée de vomissements. Les porcelets sous la mère sont les animaux principalement affectés et les taux de mortalité observés chez cette catégorie d’animaux lors de cette épizootie atteignent 95-100 %. Les animaux adultes peuvent être touchés mais le taux de mortalité est au maximum de 5 %. La maladie est causée par un alpha-coronavirus appelé virus de la DEP (vDEP) qui ne présente pas de caractère zoonotique. Les nouveaux variants de vDEP isolés depuis 2013 montrent une pathogénicité accrue par rapport aux souches de vDEP circulant dans les années 80 en Europe. La dose minimale infectante de ces nouveaux variants de vDEP est très faible et le virus présente une résistance importante à différents traitements physiques. Ces données mettent en évidence que le vDEP peut être propagé efficacement par l’homme en intervenant directement dans les élevages (transport mécanique), ou par l’intermédiaire de matériel contaminé. En Europe, l’immunité de population vis-à-vis du vDEP est faible et la DEP a été ajoutée à la liste des dangers sanitaires de première catégorie en France rendant obligatoire la déclaration de tout cas de DEP. En cas d’introduction en France, seule une identification rapide du ou des premiers cas permettra la mise en place rapide de mesures de gestion combinées à des mesures de biosécurité strictes pour limiter la propagation de la maladie.

Mots-clés : diarrhée épidémique porcine, caractéristiques cliniques, physio-pathogénie


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PPA 2Point épidémiologique au 26 juillet 2014

Nombre des nouveaux foyers : Depuis la première notification de trois foyers en fin juin 2014, 24 nouveaux foyers (43 cas) ont été déclarés. Des cas domestiques et chez des sangliers ont été détectés dans les comtés de Dagdas et Kraslavas, et pour la première fois fin juillet dans le comté de Valkas, Lettonie (voir la carte).

Nombre de foyers tot

aux (depuis le début de l'évènement) : Depuis le début de cet évènement sanitaire (fin juin 2014), un total de 27 foyers aété rapporté avec 43 cas dont 26 chez des sangliers et 17 chez des porcs domestiques.

Origine des nouveaux foyers : L’origine de nouveaux foyers n’est pas connue. Dans les autres foyers de la région, les mouvements d’animaux infectés, les faibles mesures de biosécurité et de contrôle ont été considérés comme importants pour la propagation du virus.

Evolution spatio-temporelle dans le pays : Fin juillet 2014, des cas domestiques et sauvages ont été notifiés pour la première fois dans le comté de Valkas (10 km de la frontiere avec l’Estonie, quelle n'a jamais declaré de cas; voir la carte).

La situation épidémiologique est suivie avec attention et fait actuellement l’objet de publications régulières de bilans épidémiologiques.


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Cet article dresse un bilan des mesures prises en Algérie et au Maroc en lien avec la menace sanitaire représentée par l’épizootie de fièvre aphteuse (FA) sévissant en Tunisie depuis mai 2014.

Aucun cas de FA n’a été notifié en Algérie et au Maroc.


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rabbitGhislaine Le Gall-Reculé (1) dans le cadre de la Veille internationale de la Plateforme ESA

(1) Anses, Unité virologie immunologie et parasitologie aviaires et cunicoles, laboratoire de Ploufragan-Plouzané, France


La Norvège a declaré le 4 juin 2014 à l'OIE un cas de maladie hémorragique du lapin.

C’est la première fois qu’un cas de RHD (Rabbit hemorrhagic disease) est décrit dans ce pays (Figure 1). L’aire de répartition géographique du lapin Oryctolagus cuniculus n’indique pas la présence de cette espèce à l’état sauvage en Norvège (hormis dans deux ou trois îles au large de la Norvège ; Gibb, 1990). Il est donc probable que ce cas ne concerne que des lapins domestiques.


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Liens utiles

Organismes Internationaux

  • OIE (Organisation mondiale de la santé animale)
  • FAO EMPRES (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture)
 

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  • ECDC (Centre Européen de prévention et contrôle de maladies)​
  • EFSA (Autorité Européenne de sécurité des aliments)
  • ​DG SANCO (Directorat General de santé et de consommateurs)
 

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  • InVS (Institut de veille sanitaire)
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