Information sanitaire

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Gina Zanella (gina.zanella@anses.fr) (1), Labib Bakkali (2), Stéphan Zientara (2) dans le cadre de la Veille internationale de la Plateforme ESA*

* Contributeurs : Ferran Jori (3,4)

Absente depuis plusieurs années en Europe, la fièvre aphteuse constitue toujours une menace, puisqu'elle reste enzootique dans des régions de l'Asie, de l'Afrique et du Moyen-Orient. La caractérisation des souches isolées lors de l'apparition des foyers permet de suivre l'évolution de cette maladie dans le monde. Ce bilan présente une synthèse des foyers signalés en 2013 et 2014. La carte montre la distribution de "pools" de génotypes du virus de la fièvre aphteuse qui circulent et évoluent de manière indépendante dans une région donnée (Figure 1). On peut considérer que les sérotypes indiqués (Tableau 1) circulent régulièrement dans des zones de la région du pool et qu'ils seraient détectés si une surveillance suffisante était mise en place.


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Labib Bakkali-Kassimi (labib.bakkali-kassimi@anses.fr), Gina Zanella, Stéphan Zientara,  Anses-Laboratoire de santé animale d’Alfort, France

Petit veau de lAubracDepuis le début de l'épizootie, on compte un total de 114 foyers avec 341 cas bovins sur 2067 sensibles, 506 cas ovins sur 4980 sensibles et 49 caprins sur 708 sensibles.

19 gouvernorats sur les 24 sont concernés – Source OIE.

Les derniers chiffres officiels de foyers de FA en Tunisie à consulter ici.


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momap wide-c4ac970731431a9568e88ecd6e6ca28aa71e047a-s6-c30Philippe Marianneau (1) (philippe.marianneau@anses.fr), Didier Calavas (1) dans le cadre de la Veille internationale de la Plateforme ESA

Anses, Laboratoire de Lyon, France

Dans le cadre de l'activité de Veille sanitaire internationale, notre attention a été attirée par un des membres de la Plateforme ESA sur un phlébovirus qui atteint l’Homme dans l’Est des Etats Unis, et qui serait par ailleurs très prévalent chez les ruminants dans la même région. L’analyse documentaire menée dans le cadre du Groupe de suivi Veille internationale permet d’apporter des éléments de clarification.

Le virus Heartland a été isolé en 2009, dans le nord-ouest du Missouri, à partir de deux cas humains, deux fermiers hospitalisés avec de la fièvre, une leucopénie et une thrombocytopénie. En 2012-2013, six autres cas humains d’infection par le virus Heartland ont été décrits, quatre ont nécessité une hospitalisation et une personne avec co-morbidité est décédée.Tous les patients ont rapporté avoir de nombreuses activités à l’extérieur (travail, randonnée, chasse, activités forestières…) et cinq d’entre eux avoir eu des piqures de tiques dans les deux semaines précédant le début des symptômes.

Comme souvent avec les virus transmis par les tiques, il est tentant d’aller chercher d’autres hôtes, qui pourraient être impliqués dans le maintien du virus dans la nature. Malheureusement, aucune étude n’a été menée sur les animaux de ferme ou sauvages autour des cas humains rapportés.


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Nicolas Rose (1) (nicolas.rose@anses.fr), Béatrice Grasland (2) dans le cadre de la Veille internationale de la Plateforme ESA*

* Contributeur : Didier Calavas (3)

Depuis avril 2013, les Etats-Unis sont confrontés à une épizootie de diarrhée épidémique porcine sans précédent dans le pays, à l’origine de la mort de plusieurs millions de porcelets (voir Bulletin épidémiologique 58, 21-22). Plus de 3 500 élevages ont été touchés dans vingt-cinq états depuis le début de l’épizootie et la maladie s’est maintenant propagée au Canada, ce qui ne constitue pas une surprise étant donnée les échanges et la proximité entre les deux pays (16 élevages touchés en Ontario, 1 dans le Manitoba, 1 récemment sur l’ile du prince Edward et 1 au Québec).


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En Europe de l’Ouest, la Peste porcine africaine (PPA) est uniquement présente en Sardaigne, depuis 1978. Après l’épizootie initiale, la PPA a connu deux pics épizootiques en 1995 (145 foyers) puis en 2004 (248 foyers) et 2005 (195 foyers).

Une recrudescence est observée depuis 2012 (100 foyers). Depuis début 2013, la totalité de l’île est infectée par le virus de la PPA. Le bilan à la fin août 2013 faisait état de 105 foyers dans la population porcine domestique et de neuf foyers chez les sangliers. Des mesures de contrôle renforcé sont mises en œuvre depuis 2013.

L’évolution de la maladie dans l’avenir va dépendre de l’application de nouvelles mesures de contrôle et de biosécurité, essentielles pour prévenir la transmission du virus entre élevages.

Vous pouvez consulter l'article entiere sur http://www.ansespro.fr/bulletin-epidemiologique/Documents/Breve-PPAsardaigne_2402.pdf


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 Crédit photo : grassrootsgroundswell www.Flickr.comUne souche de type Brucella suis biovar 2 a été identifiée par le LNR brucellose (Anses, Laboratoire de santé animale de Maisons-Alfort) chez un bovin suspect qui avait présenté des résultats positifs aux tests sérologiques brucellose lors d’un contrôle d’achat.

Ce bovin, en provenance d’un élevage du Puy de Dôme, était arrivé fin novembre 2013 pour engraissement dans une exploitation de Seine-Maritime avec 4 autres animaux. Il s’agit d’une femelle de race charolaise de 2 ans, née en novembre 2011 dans l’élevage d’origine du Puy de Dôme. L’animal a été abattu début janvier 2014, soit plus d’un mois après son arrivée dans l’élevage de Seine-Maritime. La prise de sang ayant été effectuée 5 jours après son arrivée, on peut exclure une source de contamination dans l’élevage de destination (Seine-Maritime). A ce stade aucun élément n’explique l’introduction de la maladie et aucun signe clinique n’a été observé.

 


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9720573009 6bdd9203de zLe ministère de l’agriculture et du développement rural Pologne a annoncé le 17 février 2014 la présence de la peste porcine africaine (PPA) sur son territoire. Le diagnostic a été posé par le LR-UE sur un sanglier trouvé mort le 13 février 2014, dans le nord-est du pays (province de Podlaskie, municipalitée de Szudziałowo) à environ 1Km de la frontière avec la Biélorussie, dans le cadre de la surveillance renforcée dans les zones à risque (Figure 1).

Selon ce ministère, l’inspection vétérinaire en étroite collaboration avec l’Association de chasse polonaise, des gardes-frontières et la Direction générale des forêts domaniales, mène depuis le 15 février 2014 des contrôles supplémentaires, en particulier dans la zone frontalière, pour surveiller des morbidités et mortalités inhabituelles de sangliers et de porcs domestiques.

Depuis février 2011, les services vétérinaires de la province de Warmińsko – Mazurskie, ont mis en place dans une zone frontalière de 40 km avec la région de Kaliningrad (Russie) un échantillonnage chez tous les porcs morts et les sangliers retrouvés morts ou chassés dans un but de détection de la PPA. Au début mars 2012, la même surveillance a été introduite dans tout le pays situés dans une bande frontalière de 40 km avec la Lituanie, la Biélorussie et l'Ukraine.


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Elena Arsevska (elena.arsevska@cirad.fr) (1) dans le cadre de la Veille internationale de la Plateforme ESA*

* Contributeurs : Didier Calavas (2), Morgane Dominguez (3), Hélène Guis (1), Pascal Hendrikx (3), Renaud Lancelot (1), Bruno Peiffer (4), Jean-Baptiste Perrin (5)

La Sardaigne, île voisine de la Corse, est souvent confrontée à des introductions de virus de la fièvre catarrhale ovine (FCO). Selon le système d’information WAHID de l’OIE, plusieurs sérotypes de ce virus (bluetongue virus, BTV) y ont été identifiés depuis 2006 : BTV-1, 2, 4, 8, 9 et 16. Certains sont aussi présents en Afrique du Nord (BTV-1, 2 et 4) et en Europe du Sud-est (BTV-9). Le nombre de foyers ainsi que les sérotypes de BTV déclarés depuis 2006 sont représentés sur la Figure 1.

Lire toute la brève sur le site du Bulletin épidémiologique


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La Lituanie a déclaré la mise en évidence le 24 janvier 2014 de la peste porcine africaine (PPA) chez deux sangliers sauvages tirés pendant des actions de chasse dans deux sites du Sud du pays (lien vers article de presse). Cette mise en évidence fait suite à la constatation depuis quelques semaines de mortalités de sangliers (qui avaient initialement attribuées à la pasteurellose).

 Des mesures de gestion ont immédiatement été mises en place dans le pays : une zone d’interdiction de mouvements des porcs domestiques, de surveillance et renforcement des mesures de bio-securité en élevage, et de surveillance renforcée des sangliers sauvages a été définie, et une campagne de sensibilisation auprès des éleveurs et chasseurs est en cours (voir page des services vétérinaires officiels lituaniens).

Ces foyers font suite à d’autres évènements en matière de PPA survenus à proximité de la frontière Est de l’Europe. Depuis 2013, la Russie déclare des foyers de PPA en élevage de porcs type « de basse-cour » dans plusieurs provinces proches de l’Ukraine, du Kazakhstan ou de la Biélorussie. En juin 2013, la Biélorussie a déclaré également des cas à 40km de la frontière lituanienne (voir article dans le BE 58),  et en janvier 2014, l'Ukraine a déclaré la découverte d'un sanglier infecté mort dans une rivière à quelques mètres de la frontière avec la Russie.


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crédit photo : www.flickr.com (¯`¤.TheSnake.¤´¯) Au 5 novembre 2013, 123 foyers de FCO à BTV-1 ont été confirmés en Corse par le laboratoire national de référence de l'Anses Maisons-Alfort, dont 68 dans le département de Haute Corse et 55 dans le département de Corse du Sud. Au total, 91.5% des foyers confirmés sont des élevages ovins, 5% des élevages caprins et 3.5% élevages bovins.

Une campagne de vaccination généralisée, obligatoire et prise en charge par l'État, a été organisée afin d'enrayer la propagation du virus. Cette campagne, d'une durée de six mois, concerne les espèces bovine, ovine et caprine.

La surveillance clinique se poursuit, de manière à identifier les nouveaux cas et suivre l'évolution du nombre de foyers. La surveillance programmée en abattoir, qui visait à démontrer l'absence de circulation virale, a été quant à elle été interrompue. Un nouveau dispositif de surveillance programmée sera défini en 2014, selon l'évolution de la situation sanitaire.

L'introduction du sérotype 1 de la FCO en Corse montre l'importance de maintenir un haut degré de vigilance clinique vis-à-vis de cette maladie. Les éleveurs et les vétérinaires de France continentale doivent rester vigilants et informer leur DDcsPP sans délai s'ils observent des signes cliniques évocateurs de FCO, la surveillance clinique restant l’un des moyens de détection les plus précoces en zone indemne [Signes cliniques évocateurs de FCO].


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