Information sanitaire

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Nicolas Rose1, Marie-Frédérique Le Potier1

Fin avril 2013, les premiers cas de diarrhée épidémique porcine (DEP) (ou PED pour Porcine Epidemic diarrhea en anglais) ont été détectés aux Etats-Unis alors que cette maladie n’avait jamais été décrite auparavant sur le continent américain. Aujourd’hui, plus de 200 sites porcins ont été infectés (Figure 1), la majorité d’entre eux se trouvant dans les États à forte concentration porcine : Iowa, Minnesota, Indiana principalement et récemment en Oklahoma (60 cas depuis le mois de juin). Quelques cas ont été décrits en Ohio, Colorado, Missouri, Illinois, Michigan, Nebraska et Dakota du sud. Le coronavirus responsable de cette maladie, proche de celui de la gastro-entérite transmissible (GET), n’avait jamais été détecté aux Etats-Unis jusqu’ici. Ce virus touche les porcs de tous âges, mais entraîne principalement de la mortalité chez les porcelets avant sevrage (jusqu’à 95%). La maladie est par ailleurs enzootique dans de nombreux pays d’Asie orientale.

 


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Marie-Frédérique Le Potier1, Clara Marcé2

Le 21 juin 2013, les autorités sanitaires biélorusses ont notifié à l’OIE un premier foyer de Peste Porcine Africaine (PPA) dans la région de Grodno, à une quarantaine de kilomètres de la frontière Lituanienne et à environ 150 kilomètres de la frontière avec la Pologne (Figure 1). Depuis plusieurs semaines, des rumeurs circulaient sur la possible présence de PPA en Biélorussie, mais la suspicion avait été écartée lorsqu’une souche hautement virulente de SDRP avait été mise en évidence dans un élevage à Vostochny dans la région de Brest(déclaration OIE du 24/05/2013).


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altUn foyer de peste porcine africaine (PPA) a été confirmé chez des porcs en Biélorussie dans une zone proche de la frontière avec la Pologne, et notifié à l’OIE le 21 juin 2013 [Consulter la notification OIE de PPA en Biélorussie]. Il s’agit de la première occurrence de la PPA dans ce pays, l'origine de l'infection n'est pas identifiée.

La PPA a été introduite en Fédération de Russie en 2007, probablement à la suite de mouvements de sangliers sauvages infectés, et s’est progressivement propagée au sein de la filière porcine dans ce pays. Elle a ensuite touché l'Ukraine en 2012 [Consulter la notification OIE de PPA en Ukraine].

La diffusion à de nouveaux territoires, notamment européens, à partir des zones infectées, représente une menace au sujet de laquelle les organismes internationaux multiplient les appels à la vigilance depuis 2008. La diffusion de la PPA peut par exemple résulter de mouvements de suidés sauvages infectés ou de la consommation par des porcins de résidus alimentaires contaminés [Alerte de la FAO de mai 2013 sur le risque de diffusion de la PPA à partir de la Fédération de Russie vers l’Europe - Documents techniques - Monographie]

La situation de la PPA en Russie et en Biélorussie a fait l'objet d'une analyse de risque préliminaire par le Defra en date du 24 juin 2013.

 La note de service DGAL/SDSPA/N2013-8111 du 9 juillet 2013 « Maintien de la vigilance sur le territoire national en matière de pestes porcines » apelle à la vigilance et rappelle les mesures de biosécurité à adopter.


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altUn nouveau coronavirus humain (NCoV) provoquant un syndrome respiratoire sévère a été identifié en septembre 2012 en Arabie Saoudite. Au 18 juin 2013, le bilan OMS s’élève à 64 cas et 38 décès. Plusieurs pays ont été touchés par ce virus mais l’essentiel des cas déclarés se concentre actuellement au Moyen-Orient. L’origine de l’infection est inconnue à ce jour. L’hypothèse d’un réservoir animal, au moins ancestral (chiroptères par exemple), a été évoquée mais aucune preuve n’a été apportée en ce sens. L’évaluation de la possibilité du caractère zoonotique du nouveau coronavirus MERS-CoV (NCoV) a fait l’objet d’un avis de l’Anses en date du 24 mai 2013. Cet avis conforte les recommandations générales de prudence à destination des voyageurs dans les zones touchées et met l’accent sur la nécessité de réaliser des études virologiques et épidémiologiques complémentaires approfondies pour statuer plus précisément sur l’éventuelle origine zoonotique de l’infection.


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Crédit photo : beggs/www.flickr.comBilan actualisé au 17.05.2013

Le 31 mars 2013, la République populaire de Chine (RPC) a informé l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de l’identification depuis la mi-février, de cas humains d’infection par un nouveau variant d’influenza aviaire A(H7N9) faiblement pathogène pour l’oiseau.

 Maladie chez l’homme

Au 16 mai 2013, 131 cas humains d’infection par le virus influenza A (H7N9) (dont 32 mortels (24 %)) ont été notifiés à l’OMS, dans onze provinces de l’Est de la RPC.


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Crédit photo : beggs/www.flickr.comBilan actualisé au 11.04.2013

Des cas humains d’infection par un influenzavirus A(H7N9) sont signalés actuellement dans quatre provinces de l'est de la Chine (Shanghai, Anhui, Jiangsu and Zhejiang) (carte). Au 11 avril 2013, 38 cas d’infection ont été confirmés chez l’homme, dont 10 cas mortels, 19 cas graves et 9 cas bénins (source OMS).

Des investigations approfondies sont en cours, afin d’identifier les sources et les modes de transmission de ce nouveau virus.

Des cas d’infection de volailles (pigeons et poulets) par le virus H7N9 faiblement pathogène ont été confirmés dans les quatre provinces où des cas humains sont signalés (source OIE : notification immédiate, rapport de suivi 1, rapport de suivi 2). Les rapports OIE indiquent que l’infection chez ces oiseaux était subclinique.

Le rôle des oiseaux dans la contamination humaine n’est pour l’heure pas démontré mais la plus grande prudence est requise et des mesures de biosécurité strictes sont appliquées. A ce stade, la possibilité d’une transmission interhumaine n’a pas été documentée, mais elle n’est pas exclue.

La survenue de ces cas sur une période courte dans plusieurs provinces différentes incite à la plus grande vigilance. La situation est suivie avec attention par les autorités chinoises et les organismes internationaux.

Ressources 

Page OMS dédiée au virus H7N9 avec points de situation réguliers : http://www.who.int/influenza/human_animal_interface/influenza_h7n9/en/index.html

Recommandations de la FAO en matière de biosécurité face au virus H7N9

http://www.fao.org/news/story/fr/item/173688/icode/

Article de synthèse paru dans Eurosurveillance (11 avril 2013)

http://www.eurosurveillance.org/ViewArticle.aspx?ArticleId=20452


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Crédit photo : Flikr Marcelline21/www.flickr.comLe sérotype 14 du virus de la fièvre catarrhale ovine (FCO) a été détecté en automne 2012 chez des bovins asymptomatiques, dans le nord-est de l’Europe (Estonie, Lituanie, Lettonie, Pologne). Il s’agit de la première notification en Europe de ce sérotype qui circule dans l’ouest de la Russie. Les segments séquencés de la souche isolée présentent une forte homologie avec une souche de référence et vaccinale sud-africaine. Considérant que la détection de ce sérotype résulte vraisemblablement de l’utilisation illicite d’un vaccin à virus vivant atténué et non de la circulation d’une souche virulente, le BTV-14 ne fait actuellement l’objet d’aucune mesure de restriction spécifique à l’échelle communautaire (zones de restriction pour la FCO). Cependant, la surveillance de la FCO a été renforcée dans les pays concernés afin de détecter toute circulation active du BTV-14 [En savoir plus].


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altUne infection par le sérotype 14 du virus de la fièvre catarrhale ovine (FCO) a été détectée dans le cadre de la surveillance programmée ou de tests réalisés pour le contrôle des mouvements, chez des bovins qui ne présentaient pas de signe clinique d’infection, en Lettonie, en Pologne, et en Espagne chez des animaux importés depuis la Lituanie. Il s’agit de la première notification de ce sérotype en Europe. Des segments de cette souche présentent une forte homologie avec une souche de référence/vaccinale sud-africaine [Consulter la brève "ahead of print" du Bulletin épidémiologique  : brève]


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Crédit photo : Staflo/ www.flickr.comFin octobre, le laboratoire référence de Teramo a confirmé un foyer de fièvre catarrhale ovine à sérotype 1 en Sardaigne.

Le virus BTV-1 avait déjà circulé sur l’île en 2006-2010 [en savoir plus].

[Zones réglementées pour la FCO en Europe

 


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Bouquetin 1 moyen girolame flickr reduitDans le cadre des investigations épidémiologiques autour du foyer de brucellose bovine survenue en début d'année en Haute-Savoie, l’enquête en cours de réalisation dans la faune sauvage sur le massif proche du foyer a permis d’identifier plusieurs cas de brucellose parmi des bouquetins.

Deux mâles présentant des signes cliniques ont été repérés et capturés pour la réalisation de prélèvement. qui  ont  permis de confirmer la maladie.

 

Un renforcement de la surveillance de la population sauvage sur l’ensemble du massif concerné a été mise en place avec pour objectif de recueillir le maximum d’éléments épidémiologiques avant l'hiver, des campagnes de prélèvements sur les bouquetins seront notamment organisées tant que les conditions métérologiques le permettent.


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Liens utiles

Organismes Internationaux

  • OIE (Organisation mondiale de la santé animale)
  • FAO EMPRES (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture)
 

​​Organismes Européens

  • ECDC (Centre Européen de prévention et contrôle de maladies)​
  • EFSA (Autorité Européenne de sécurité des aliments)
  • ​DG SANCO (Directorat General de santé et de consommateurs)
 

Organismes Nationaux

  • InVS (Institut de veille sanitaire)
  • Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail)

Plateformes de veille Internet

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