Thématique Virus Schmallenberg

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Présentation rapide du virus Schmallenberg 

Le virus Schmallenberg (SBV) est un Orthobunyavirus affectant les ruminants, identifié pour la première fois en Allemagne fin novembre 2011. Il a ensuite largement diffusé dans les autres pays d’Europe. En France, le premier cas a été détecté le 25 janvier 2012 dans des élevages ovins de Moselle et Meurthe-et-Moselle.

La forme majeure de la maladie est le « SBV congénital », produisant des effets sur les nouveau-nés infectés à certains stades de la gestation. Par analogie avec des virus génétiquement proches et provoquant des lésions similaires (virus Akabane), il a été estimé que ces manifestations cliniques résultaient d’une infection au cours du deuxième mois de gestation chez les petits ruminants (soit trois à quatre mois avant le part), et entre 80 et 150 jours chez les bovins (soit quatre à sept mois avant le part). La transmission du SBV est essentiellement assurée par des culicoïdes, le rôle des moustiques ou d’autres arthropodes dans la transmission n’a cependant pas été écarté même s’il est probablement très faible.

Il s’agit d’un danger sanitaire non règlementé (arrêté du 29 juillet 2013 relatif à la définition des dangers sanitaires de première et deuxième catégorie pour les espèces animales).
 

 

Rôle de la Plateforme  

Présentation du dispositif de surveillance       


Fin 2011, la Plateforme ESA a été mis en alerte vis-à-vis d’un risque de survenue sur le territoire français de ce nouveau virus identifié quelques semaines plus tôt en Allemagne. Dans ce contexte, un groupe de suivi a été constitué, chargé de proposer des modalités de surveillance dont l’objectif était de détecter la présence éventuelle du virus sur le territoire. Dès le 4 janvier 2012, la Direction générale de l’alimentation (DGAl) a mis en place une surveillance dont les modalités ont été définies sur proposition de la Plateforme ESA.

Après la confirmation de la circulation de ce virus sur le territoire, l’objectif de la surveillance a évolué vers la connaissance de la distribution spatio-temporelle de la maladie. A partir de septembre 2012, la surveillance a été coordonnée par GDS France, selon des modalités proposées par le groupe de suivi de la Plateforme ESA.
Par ailleurs, différentes enquêtes ont été mises en œuvre pour améliorer les connaissances épidémiologiques sur les troupeaux et les animaux atteints :
-          Impact du SBV en élevage : Enquêtes d’impact réalisées par le réseau des GDS dans les élevages atteints (lien)
-          Description clinique de l’infection aigüe chez les bovins : Etude conduite par des vétérinaires praticiens sous la coordination de la SNGTV (lien)
-          Evaluation de la circulation du virus en 2011 : Enquêtes sérologiques départementales réalisées au printemps 2012 par des GDS (lien)
Le groupe de suivi de la Plateforme ESA a apporté un appui à l’élaboration des questionnaires d’enquête, a produit des recommandations pour l’harmonisation de protocoles d’enquêtes de séroprévalence et d’études sérologiques exploratoires, et a apporté un appui à l’analyse et au traitement des données.

La surveillance événementielle des formes congénitales de l’infection par le virus Schmallenberg (« SBV congénital ») a été initiée en France au début du mois de janvier 2012, dans le cadre de la Plateforme ESA, à la suite de l’alerte européenne relative à l’émergence de ce virus. Le virus a été détecté sur des veaux, des agneaux et des chevreaux malformés dès la fin du mois de janvier 2012, révélant ainsi des contaminations ayant eu lieu pendant la période d’activité des vecteurs (du genre Culicoides) au cours de l’été et l’automne 2011. La surveillance a été poursuivie les années suivantes, toujours dans le cadre de la Plateforme ESA. Ceci a permis de montrer que le virus avait circulé massivement en 2011 et 2012 puis de façon moins intense à partir de 2013, probablement grâce à la proportion importante d’animaux infectés en 2011 et 2012.
 
Depuis 2015, le dispositif de surveillance s'appuie sur un réseau de vétérinaires sentinelles, à raison d'un vétérinaire sentinelle par (ancienne) région de France métropolitaine.

Seules les formes congénitales de la maladie font l’objet d’une surveillance.
 
Les critères cliniques définis dans le cadre de la surveillance sont les suivants :
 
-  Déformation ou blocage de l’articulation d’un ou plusieurs membres (arthrogrypose)
-  Malformation de la colonne vertébrale (scoliose, cyphose)
-  Anomalie du port de la tête (torticolis)
-  Raccourcissement de la mâchoire inférieure (brachygnathie)
-  « Grosse tête » (hydrocéphalie) 
 
Pour en savoir plus : 
 
Document technique précisant les objectifs et les modalités organisationnelles de cette surveillance
 
 

 

Liens utiles

Organismes Internationaux

  • OIE (Organisation mondiale de la santé animale)
  • FAO EMPRES (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture)
 

​​Organismes Européens

  • ECDC (Centre Européen de prévention et contrôle de maladies)​
  • EFSA (Autorité Européenne de sécurité des aliments)
  • ​DG SANCO (Directorat General de santé et de consommateurs)
 

Organismes Nationaux

  • InVS (Institut de veille sanitaire)
  • Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail)

Plateformes de veille Internet

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