2014

Un épisode de fièvre Q est survenu dans la région Provence – Alpes – Côte d’Azur au mois de mai 2014. Des pneumopathies signalées à la cellule inter-régionale d’épidémiologie Sud par le centre hospitalier de Valréas, chez des sujets jeunes, ont déclenché des investigations. Sur la base d’une origine commune suspectée, à savoir la fréquentation par les cas humains confirmés de plusieurs élevages de petits ruminants, la DDecPP de la Drôme a initié une enquête. Un élevage en particulier au sein duquel des mises bas avaient eu lieu le jour de la visite, a retenu l’attention des inspecteurs. Ce même élevage avait enregistré des avortements fin avril-début mai. Des écouvillons vaginaux et des prises de sang se sont révélés positifs, confirmant le statut infecté et excréteur de l’élevage en Coxiella burnetii. Des analyses environnementales allaient dans le même sens. Les mesures recommandées ont visé à réduire l’excrétion de C. burnetii dans l’environnement ainsi que sa dissémination au sein et autour de l’exploitation. Le vétérinaire sanitaire de l’élevage la DDecPP et le groupement de défense sanitaire de la Drôme ont mis en place les mesures de gestion disponibles en l’état actuel des connaissances, à savoir des mesures sanitaires (traitement des effluents) et des mesures médicales (vaccination des femelles de renouvellement).

Lire l'article complet : http://bulletinepidemiologique.mag.anses.fr/sites/default/files/BEP-mg-BE69-art2.pdf


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Bulletin 2015- 01, mars 2015

Article écrit par Marie-Béatrice Alvado-Brette (Directrice CIREV Aquitaine) et Axelle Scoizec (Epidémiologiste CIREV Aquitaine)

Cette 2ème publication donne une vision synthétique de la situation épidémiologique de la région Aquitaine (élargie) ainsi que des éléments de la situation nationale pour l'année 2014.

Bulletin CIREV Aquitaine 2015-01


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brebisElena Arsevska (1, 2) (elena.arsevska@cirad.fr), Thomas Balenghien* (1, 2), Emmanuel Bréard* (3), Claire Garros* (1, 2), Renaud Lancelot* (1, 2), Corinne Sailleau* (3), Stéphan Zientara* (3)
(1) Cirad, UMR CMAEE, Montpellier, France ; (2) Inra, UMR 1309, Montpellier, France ; (3) UPE, Anses, Laboratoire de santé animale, UMR 1161 Anses, INRA, ENVA, Maisons-Alfort, France
* par ordre alphabétique, article écrit dans le cadre de la Veille sanitaire internationale de la Plateforme ESA

L’année 2014 a été caractérisée par une situation épidémiologique nouvelle vis-à-vis de la fièvre catarrhale ovine (FCO) en Europe. Suite à la première notification de foyers de sérotype 4 (BTV-4) en Grèce dans la région du Péloponnèse (mai 2014), onze pays de la région des Balkans ont été touchés par l’épizootie de BTV-4 avec un total de 6 485 foyers déclarés. Fin novembre 2014, en Italie, 25 foyers dus au BTV-4 avaient été confirmés. Une diffusion du virus BTV-1 a de plus été observée dans la partie continentale du pays. En Espagne, les premières suspicions impliquant une souche différente de BTV-4 ont été déclarées en septembre 2014. Aucun lien épidémiologique n’existe cependant avec l’épizootie dans les Balkans. Début décembre, 351 foyers avaient été déclarés en Espagne en dehors de la zone de restriction pour le BTV-4. Par ailleurs, sept foyers de BTV-1 ont été déclarés dans le sud du pays. Au vu des stratégies de lutte appliquées par les pays touchés, il ne fait aucun doute que la vaccination de masse reste le seul moyen réellement efficace de lutte contre la FCO. Les traitements insecticides des animaux permettent au mieux de limiter la transmission et ralentir la diffusion, sans la stopper.

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Depuis juillet 2014, une augmentation du nombre de déclarations d’avortements a été observée en Belgique (Wallonie). Il s’agit d’avortements de fin de gestation (>7mois) ou de mises-bas de veaux ictériques et apathiques, présentant parfois une splénomégalie (SAIS -Syndrome Avortement-Ictère-Splénomégalie). Les cas sont observés de manière sporadique, avec souvent un seul cas dans l’élevage. Aucun signe clinique n’est généralement observé chez la mère.

 

 


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 BE 066Lorsque nous avons, avec le Comité de rédaction du Bulletin Epidémiologique, projeté de réaliser ce numéro spécial consacré à la vigilance vis-à-vis des maladies « exotiques » (du grec exôticos, étranger) que le dictionnaire Robert définit comme ce « qui provient des pays lointains et chauds », nous nous sommes rapidement aperçus que le sujet était plus vaste et compliqué que nous ne l’avions pensé. Nous avons donc listé les sujets possibles, les auteurs potentiels, et nous avons commencé à organiser l’ensemble en rassemblant les contributions en « chapitres » cohérents : aspects généraux, outils de la vigilance, vecteurs et maladies vectorielles, etc. L’organisation de cet ensemble d’idées et de notes est représentée dans la carte heuristique en quatrième de couverture (dont la paternité du concept est attribuée par certains historiens à Aristote), et repris de manière plus traditionnelle dans le sommaire détaillé. Chacun pourra y ajouter à sa guise telle ou telle idée et, éventuellement, nous la renvoyer. En faisant cela nous-mêmes, nous avons par exemple ajouté in extremis, à la branche des facteurs de risque, la libre circulation à l’intérieur de l’Union européenne des animaux de compagnie les plus nombreux – chiens et chats. 

Nous remercions très sincèrement les nombreux auteurs qui ont bien voulu consacrer un peu de leur temps précieux à réfléchir, rassembler et écrire, pour vous, cette trentaine d’articles, de brèves et d’encadrés.


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 Marc Dalmulder. https://www.flickr.com/photos/mdalmuld/7180902804/in/photolist-bWy1e3-bLmYfk-9NuWMS-oSmyDE-7byeb-gSCC3z-bZcPcG-5wbzCr-8mxoGF-fswn7S-bw9tci-6qNVZe-gqiPg8-oZDssK-gC22nN-dwojvp-9ekcGg-kCBhSn-oCNT6H-akUVo4-4kSv2X-gU9Xap-nFN9sd-nWHG2n-nGNwBG-m3vFfX-83FEuv-6kMPZo-dzPQin-ogAWKX-bZcPvS-g2uiDk-bucAUa-8akywg-appMYi-bQYpsg-7Z7uEt-5oejU9-asEiWi-b4XFSV-gEyJt-nXcR4G-8YsgDt-b6NXN2-7QZLcN-qgrcqZ-fsh3Kz-6zWqe7-ctdxuE-aEC3XN

Gina Zanella(1), Labib Bakkali-Kassimi (1) *Contributeurs : Sévérine Rautureau (2)

(1) Anses, Laboratoire de santé animale de Maisons-Alfort, LNR fièvre aphteuse

(2) DGAL, Bureau de la santé animale, Paris, France

L’épisode de fièvre aphteuse qui s’est déroulé en Algérie et en Tunisie en 2014 a pris fin d’après les déclarations envoyées par les services vétérinaires de ces pays à l’Organisation mondiale de la sante animale (OIE) respectivement le 29 octobre 2014 et le 24 novembre 2014. Le laboratoire mondial de référence pour la fièvre aphteuse basé à Pirbright (Royaume-Uni) a établi que la souche circulant en Tunisie et en l’Algérie appartenait au sérotype O et au lignage O/ME-SA/Ind-2001. Ce même lignage avait été identifié à l’origine de foyers en Lybie en 2013.


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https://www.flickr.com/photos/aigle_dore/7052761747/in/photolist-bKefmt-66oaa-bKedbT-e5okan-7ANrpK-mTA66F-f5RqZ7-8ipwZ2-ax1Bi-9P5Qtg-jqkiL8-reTve-hPtPyE-6J3MhX-9BQLxe-5TqaNa-JfqWN-gxS67R-hrc2rF-5Yp4Df-9RuiQn-8u6W3E-8C7cVB-a4Wgjp-4zrgqx-pgdj-MEqSC-6Bt87d-63qFGF-9vwCGa-8HhMRx-bCND41-e8PKGS-CchP3-4ybgcc-47g8Ke-6pWrQ3-dvivV-kw6uq-mAfkve-6JGHAN-2ZunJx-dykcFR-9FssE8-a9n4s2-dbUjTL-e8NUaW-HRLah-7bGCj-5ks9KJKarine LAROUCAU (1), Claire PONSART (1), Nora MADANI (1), Marie GRANDCOLLOT-CHABOT (2), Stéphan ZIENTARA (3)

(1) Anses, Laboratoire de Santé animale, Unité Zoonoses Bactériennes, Maisons-Alfort, France ; (2) Direction générale de l’alimentation, Bureau de la santé animale, Paris, France ; (3) UMR 1161 Anses-INRA-ENVA Virologie, Maisons-Alfort, France

Dans le cadre d’analyses de routine pour une exportation, un cheval d’un établissement de Basse Saxe a été diagnostiqué positif pour la morve des équidés suite au test de fixation du complément réalisé sur un sérum datant du 26 novembre 2014. Ce résultat a été confirmé par le laboratoire de référence OIE localisé à Iéna, en Allemagne.

L’animal, qui ne présentait pas de signes cliniques, a été euthanasié le 13 décembre 2014. Les organes mis en culture se sont tous révélés négatifs. L’analyse par immunohistochimie de prélèvements de peau a donné des résultats douteux, tandis que l’analyse par PCR de ces mêmes échantillons a confirmé la présence de l’agent de la morve, Burkholderia mallei.

Ce cas a fait l’objet d’une notification à l’OIE le 30 janvier 2015.


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Article écrit par le Groupe de Suivi national tuberculose - Décembre 2014

Résumé: Les premiers bilans provisoires tirés du protocoles interféron Gamma déployé lors de la campagne de prophylaxie tuberculose de la saison 2013/2014 confirment l’intérêt de la démarche. Pour atteindre l’objectif il faut continuer d’inclure un nombre important de troupeaux pendant la saison de prophylaxie 2014/2015 et veiller à la qualité de l’enregistrement des données.


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Bulletin 2014- 01, octobre 2014

Article écrit par Marie-Béatrice Alvado-Brette (Directrice CIREV Aquitaine) et Axelle Scoizec (Epidémiologiste CIREV Aquitaine)

Cette première publication donne une vision synthétique de la situation épidémiologique de la région Aquitaine (élargie) ainsi que des éléments de la situation nationale.

bulletin CIREV Aquitaine - 2014-01


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Cheval Lali Masriera flickrSophie Jean-Baptiste (1), Jean-Jacques Guyot (1), Françoise Dalgaz (1), Delphine Gaudaire (2), Fabien Chevé (2), Aymeric Hans (2)

(1) Direction départementale de la protection des populations du Gard, Nîmes, France

(2) Anses, Laboratoire de pathologie équine de Dozulé, Unité de Virologie, Goustranville, France

L'anémie infectieuse des équidés (AIE) est une maladie virale, propre aux équidés, dont l'agent étiologique est le virus de l'anémie infectieuse des équidés appartenant à la famille des Retroviridae, genre Lentivirus. L'AIE est en France une maladie réputée contagieuse depuis 1992 et est devenue un danger sanitaire de catégorie 1 depuis le décret 2012-845 du 30 juin 2012. À ce titre, tous les équidés séropositifs doivent être euthanasiés.

 

L'AIE est transmissible par le sang, par l'intermédiaire d'insectes hématophages (taons ou stomoxes essentiellement) ou selon un mode iatrogène. Une fois infecté, l'équidé n'élimine jamais le virus et devient donc une source de contagion potentielle pour ses congénères.


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Organismes Internationaux
  • OIE (Organisation mondiale de la santé animale)
  • FAO EMPRES (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture)
 
​​Organismes Européens
  • ECDC (Centre Européen de prévention et contrôle de maladies)​
  • EFSA (Autorité Européenne de sécurité des aliments)
  • ​DG SANCO (Directorat General de santé et de consommateurs)
 
Organismes Nationaux
  • InVS (Institut de veille sanitaire)
  • Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail)
Plateformes de veille Internet
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