Amérique

Gaëlle Simon (gaelle.simon@anses.fr), Unité virologie et immunologie porcines, Anses Laboratoire de Ploufragan/Plouzané, France dans le cadre de la Veille sanitaire internationale

porc1 A. Sparrow flickrLe 11 septembre 2014, le Réseau national de laboratoires de santé animale des Etats-Unis (National Animal Health Laboratory Network, NAHLN) a communiqué l’identification par l’USDA de plusieurs souches virales de sous-type H3N1 chez des porcs dans deux états depuis décembre 2013. Des virus H3N1 avaient été isolés aux Etats-Unis en 2006, mais leur occurrence était considérée comme rare (Lekcharoensuk et al., 2006 ; Ma et al., 2006).

Deux de ces nouveaux isolats sont issus d’un réassortiment entre le virus H1N1 responsable de la pandémie de 2009 et le virus H3N2 actuellement en circulation chez l'Homme, le premier ayant acquis le gène H3 du deuxième. Ces nouvelles souches H3N1 (comme d’ailleurs de nouvelles souches H3N2 ayant elles aussi acquis un gène H3 d’origine humaine) sont donc pointées du doigt en raison de l’absence d’immunité des troupeaux de porcs (le gène H3 introduit est antigéniquement différent des gènes H3 qui composent les virus influenza porcins enzootiques) ainsi que de leur potentiel zoonotique.

 


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J. Pradel (1) (jennifer.pradel@cirad.fr), P.D Bedford (2), C. Lazarus (3), V. Gongora (4), G. Ellis (5), P. Morales (6), M. Trotman (7), N. Surujbally (8), B. Bradford (9), K. Hackshaw (10) dans le cadre de la Veille Sanitaire Internationale

 

Sieste porcineDans la Caraïbe, seule la République Dominicaine a rapporté des foyers de DEP : un foyer primaire en Novembre 2013, puis 6 autres entre Février et Mars 2014, tous dans le bassin de production porcine le plus important du pays (dans le nord). Plus de 39 000 cas et plus de 26 000 morts ont été rapporté dans une population de près de 310 000 animaux. Les pertes sont estimées à plus de 1,8 millions de dollars. L’origine du foyer n’a pas pu être déterminée mais les mesures de biosécurité, la vigilance et la protection des élevages ont été nettement renforcées et des mesures de restriction des mouvements d’animaux ont été prises. La République Dominicaine a notifié l’OIE des cas en Juin 2014 (OIE, voir figure). A ce jour, l’épidémie semble ralentir, mais il reste toujours un foyer actif.


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Nicolas Rose (1) (nicolas.rose@anses.fr), Béatrice Grasland (2) dans le cadre de la Veille internationale de la Plateforme ESA*

* Contributeur : Didier Calavas (3)

Depuis avril 2013, les Etats-Unis sont confrontés à une épizootie de diarrhée épidémique porcine sans précédent dans le pays, à l’origine de la mort de plusieurs millions de porcelets (voir Bulletin épidémiologique 58, 21-22). Plus de 3 500 élevages ont été touchés dans vingt-cinq états depuis le début de l’épizootie et la maladie s’est maintenant propagée au Canada, ce qui ne constitue pas une surprise étant donnée les échanges et la proximité entre les deux pays (16 élevages touchés en Ontario, 1 dans le Manitoba, 1 récemment sur l’ile du prince Edward et 1 au Québec).


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Nicolas Rose1, Marie-Frédérique Le Potier1

Fin avril 2013, les premiers cas de diarrhée épidémique porcine (DEP) (ou PED pour Porcine Epidemic diarrhea en anglais) ont été détectés aux Etats-Unis alors que cette maladie n’avait jamais été décrite auparavant sur le continent américain. Aujourd’hui, plus de 200 sites porcins ont été infectés (Figure 1), la majorité d’entre eux se trouvant dans les États à forte concentration porcine : Iowa, Minnesota, Indiana principalement et récemment en Oklahoma (60 cas depuis le mois de juin). Quelques cas ont été décrits en Ohio, Colorado, Missouri, Illinois, Michigan, Nebraska et Dakota du sud. Le coronavirus responsable de cette maladie, proche de celui de la gastro-entérite transmissible (GET), n’avait jamais été détecté aux Etats-Unis jusqu’ici. Ce virus touche les porcs de tous âges, mais entraîne principalement de la mortalité chez les porcelets avant sevrage (jusqu’à 95%). La maladie est par ailleurs enzootique dans de nombreux pays d’Asie orientale.

 


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Organismes Internationaux
  • OIE (Organisation mondiale de la santé animale)
  • FAO EMPRES (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture)
 
​​Organismes Européens
  • ECDC (Centre Européen de prévention et contrôle de maladies)​
  • EFSA (Autorité Européenne de sécurité des aliments)
  • ​DG SANCO (Directorat General de santé et de consommateurs)
 
Organismes Nationaux
  • InVS (Institut de veille sanitaire)
  • Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail)
Plateformes de veille Internet
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