Information sanitaire

Porc1Point épidémiologique au 26 juillet 2014

Nombre des nouveaux foyers : Depuis début juin 2014, des foyers de PPA ont été déclarés par les services vétérinaires de Pologne. Tous les foyers sont localisés dans une zone déjà considérée comme infectée, la région de PODLASKIE – frontalière avec la Biélorussie. Un foyer concerne des porcs domestiques (élevage familial). Six nouveaux foyers (dont un foyer domestique), ont été déclarés depuis début juin 2014 (23 cas au total).

Origine des nouveaux foyers: L’origine de nouveaux foyers n’est pas connue. Dans les autres foyers de la région, les mouvements d’animaux infectés, les faibles mesures de biosécurité et de contrôle ont été considérés comme importants pour la propagation du virus.

Nombre de foyers totaux (depuis le début de l'évènement) : 8 foyers en total

Evolutions relatives à ses hôtes et ses modes de transmission : Le foyer de 24 juillet 2014 est la première notification de PPA chez des porcs domestiques d’un élevage familial. Les cas précédents avaient été rapportés chez des sangliers.

Evolution spatio - temporelle dans le pays : Actuellement la diffusion de la maladie est limitée à la région de PODLASKIE.

La situation épidémiologique est suivie avec attention et fait actuellement l’objet de publications régulières des bilans épidémiologiques.


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Didier Calavas (didier.calavas@anses.fr), Paul M.V. Martin
Anses, Laboratoire de Lyon, France

En mai 2014, l’origine des cas de schistosomiase urinaire humaine (aussi appelée bilharziose) observés chez des patients en France et en Allemagne a été élucidée. Ces patients n’avaient pas d’historique de voyage en zone d’endémie (Afrique, Asie) mais partageaient tous le fait d’avoir passé des vacances en Corse, et plus précisément de s’être baigné dans la même rivière du sud de la Corse, le Cavu, près de Porto-Vecchio. Cela nous a rappelé que la schistosomiase bovine avait été décrite par le passé en Corse, jusque dans les années 1960Lire l'article


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Chevre P OliBacLe Laboratoire national de référence (LNR) en matière de virologie de la fièvre catarrhale ovine (FCO), le Laboratoire de santé animale de l'Anses Maisons-Alfort, pourrait avoir isolé un nouveau sérotype de la FCO en Corse.

Au début du mois de mai 2014, le LNR a reçu 56 prélèvements sanguins de caprins détenus dans un centre de sélection en Corse, pour contrôle de routine avant retour des animaux dans leurs élevages d'origine. Ces animaux ne présentaient aucun signe clinique évocateur de la FCO. Suite à ces analyses, 51 animaux se sont avérés positifs au test générique (RT-PCR de groupe) détectant le virus de la FCO quel que soit le sérotype, mais négatifs vis à vis du test spécifique (RT-PCR de typage) ciblant le sérotype 1, qui circule actuellement en Corse. Toutes les autres RT-PCR de typage disponibles (2, 4, 8, 9, 16) se sont, elles aussi, révélées négatives. Il arrive que des PCR de typage soient négatives malgré une PCR de groupe positive, notamment lorsque la quantité de virus dans le prélèvement est trop faible. Toutefois, ce cas de figure est rare, ce qui n'est pas cohérent avec le nombre important de prélèvements positifs trouvés dans ce cas. Le LNR a donc procédé à un séquençage du virus, qui a révélé la présence de segments de gènes différents de tous les sérotypes de la FCO connus.


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Gina Zanella (gina.zanella@anses.fr) (1), Labib Bakkali (2), Stéphan Zientara (2) dans le cadre de la Veille internationale de la Plateforme ESA*

* Contributeurs : Ferran Jori (3,4)

Absente depuis plusieurs années en Europe, la fièvre aphteuse constitue toujours une menace, puisqu'elle reste enzootique dans des régions de l'Asie, de l'Afrique et du Moyen-Orient. La caractérisation des souches isolées lors de l'apparition des foyers permet de suivre l'évolution de cette maladie dans le monde. Ce bilan présente une synthèse des foyers signalés en 2013 et 2014. La carte montre la distribution de "pools" de génotypes du virus de la fièvre aphteuse qui circulent et évoluent de manière indépendante dans une région donnée (Figure 1). On peut considérer que les sérotypes indiqués (Tableau 1) circulent régulièrement dans des zones de la région du pool et qu'ils seraient détectés si une surveillance suffisante était mise en place.


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Labib Bakkali-Kassimi (labib.bakkali-kassimi@anses.fr), Gina Zanella, Stéphan Zientara,  Anses-Laboratoire de santé animale d’Alfort, France

Petit veau de lAubracDepuis le début de l'épizootie, on compte un total de 114 foyers avec 341 cas bovins sur 2067 sensibles, 506 cas ovins sur 4980 sensibles et 49 caprins sur 708 sensibles.

19 gouvernorats sur les 24 sont concernés – Source OIE.

Les derniers chiffres officiels de foyers de FA en Tunisie à consulter ici.


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momap wide-c4ac970731431a9568e88ecd6e6ca28aa71e047a-s6-c30Philippe Marianneau (1) (philippe.marianneau@anses.fr), Didier Calavas (1) dans le cadre de la Veille internationale de la Plateforme ESA

Anses, Laboratoire de Lyon, France

Dans le cadre de l'activité de Veille sanitaire internationale, notre attention a été attirée par un des membres de la Plateforme ESA sur un phlébovirus qui atteint l’Homme dans l’Est des Etats Unis, et qui serait par ailleurs très prévalent chez les ruminants dans la même région. L’analyse documentaire menée dans le cadre du Groupe de suivi Veille internationale permet d’apporter des éléments de clarification.

Le virus Heartland a été isolé en 2009, dans le nord-ouest du Missouri, à partir de deux cas humains, deux fermiers hospitalisés avec de la fièvre, une leucopénie et une thrombocytopénie. En 2012-2013, six autres cas humains d’infection par le virus Heartland ont été décrits, quatre ont nécessité une hospitalisation et une personne avec co-morbidité est décédée.Tous les patients ont rapporté avoir de nombreuses activités à l’extérieur (travail, randonnée, chasse, activités forestières…) et cinq d’entre eux avoir eu des piqures de tiques dans les deux semaines précédant le début des symptômes.

Comme souvent avec les virus transmis par les tiques, il est tentant d’aller chercher d’autres hôtes, qui pourraient être impliqués dans le maintien du virus dans la nature. Malheureusement, aucune étude n’a été menée sur les animaux de ferme ou sauvages autour des cas humains rapportés.


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Nicolas Rose (1) (nicolas.rose@anses.fr), Béatrice Grasland (2) dans le cadre de la Veille internationale de la Plateforme ESA*

* Contributeur : Didier Calavas (3)

Depuis avril 2013, les Etats-Unis sont confrontés à une épizootie de diarrhée épidémique porcine sans précédent dans le pays, à l’origine de la mort de plusieurs millions de porcelets (voir Bulletin épidémiologique 58, 21-22). Plus de 3 500 élevages ont été touchés dans vingt-cinq états depuis le début de l’épizootie et la maladie s’est maintenant propagée au Canada, ce qui ne constitue pas une surprise étant donnée les échanges et la proximité entre les deux pays (16 élevages touchés en Ontario, 1 dans le Manitoba, 1 récemment sur l’ile du prince Edward et 1 au Québec).


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En Europe de l’Ouest, la Peste porcine africaine (PPA) est uniquement présente en Sardaigne, depuis 1978. Après l’épizootie initiale, la PPA a connu deux pics épizootiques en 1995 (145 foyers) puis en 2004 (248 foyers) et 2005 (195 foyers).

Une recrudescence est observée depuis 2012 (100 foyers). Depuis début 2013, la totalité de l’île est infectée par le virus de la PPA. Le bilan à la fin août 2013 faisait état de 105 foyers dans la population porcine domestique et de neuf foyers chez les sangliers. Des mesures de contrôle renforcé sont mises en œuvre depuis 2013.

L’évolution de la maladie dans l’avenir va dépendre de l’application de nouvelles mesures de contrôle et de biosécurité, essentielles pour prévenir la transmission du virus entre élevages.

Vous pouvez consulter l'article entiere sur http://www.ansespro.fr/bulletin-epidemiologique/Documents/Breve-PPAsardaigne_2402.pdf


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 Crédit photo : grassrootsgroundswell www.Flickr.comUne souche de type Brucella suis biovar 2 a été identifiée par le LNR brucellose (Anses, Laboratoire de santé animale de Maisons-Alfort) chez un bovin suspect qui avait présenté des résultats positifs aux tests sérologiques brucellose lors d’un contrôle d’achat.

Ce bovin, en provenance d’un élevage du Puy de Dôme, était arrivé fin novembre 2013 pour engraissement dans une exploitation de Seine-Maritime avec 4 autres animaux. Il s’agit d’une femelle de race charolaise de 2 ans, née en novembre 2011 dans l’élevage d’origine du Puy de Dôme. L’animal a été abattu début janvier 2014, soit plus d’un mois après son arrivée dans l’élevage de Seine-Maritime. La prise de sang ayant été effectuée 5 jours après son arrivée, on peut exclure une source de contamination dans l’élevage de destination (Seine-Maritime). A ce stade aucun élément n’explique l’introduction de la maladie et aucun signe clinique n’a été observé.

 


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9720573009 6bdd9203de zLe ministère de l’agriculture et du développement rural Pologne a annoncé le 17 février 2014 la présence de la peste porcine africaine (PPA) sur son territoire. Le diagnostic a été posé par le LR-UE sur un sanglier trouvé mort le 13 février 2014, dans le nord-est du pays (province de Podlaskie, municipalitée de Szudziałowo) à environ 1Km de la frontière avec la Biélorussie, dans le cadre de la surveillance renforcée dans les zones à risque (Figure 1).

Selon ce ministère, l’inspection vétérinaire en étroite collaboration avec l’Association de chasse polonaise, des gardes-frontières et la Direction générale des forêts domaniales, mène depuis le 15 février 2014 des contrôles supplémentaires, en particulier dans la zone frontalière, pour surveiller des morbidités et mortalités inhabituelles de sangliers et de porcs domestiques.

Depuis février 2011, les services vétérinaires de la province de Warmińsko – Mazurskie, ont mis en place dans une zone frontalière de 40 km avec la région de Kaliningrad (Russie) un échantillonnage chez tous les porcs morts et les sangliers retrouvés morts ou chassés dans un but de détection de la PPA. Au début mars 2012, la même surveillance a été introduite dans tout le pays situés dans une bande frontalière de 40 km avec la Lituanie, la Biélorussie et l'Ukraine.


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  • FAO EMPRES (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture)
 
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