Information sanitaire

Bee umbert Salvagnin flickrLe 30 mars 2015, une suspicion de présence d'Aethina tumida dans un rucher en Suisse (canton d'Uri) a été diffusée, notamment via Internet. Le Laboratoire de référence européen et le laboratoire national français pour la santé des abeilles (Anses - Laboratoire de Sophia-Antipolis) ont reçu des échantillons issus des colonies suspectes. L'analyse des échantillons de larves sur la base de critères morphologiques et moléculaires montre qu'il ne s'agit pas d'Aethina tumida.

A ce jour, il n'y a donc pas de détection d'Aethina tumida en Suisse.


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David Stanley. Flickr. Creative commons. https://www.flickr.com/photos/davidstanleytravel/11403229313/in/photolist-inEwMX-aztMEo-5P1qq8-fXboC8-mvmxLL-Y3Cbo-4cbbWQ-dVi469-89XtpE-pHDgy5-naFy2V-72KTLY-6mSXd3-7HuMEM-9nNmA8-e9dziE-dnC5eU-6Usj3R-egQn3o-e9cnPk-7RRykT-drzRyG-dTi4Q3-dyHJNL-oYGPZZ-dqoqhe-aEva7u-Y3BVf-pJKvSt-j9oTcC-bBZPL8-aFwTK2-eNodg2-3J322V-dnzAXN-p3TqzQ-q6cear-9FJpBw-f69WJ7-yeKNv-7TjUzy-pRvzSV-qYuJib-o94tqW-2QcpLc-Awqsd-qaQjeL-a28z6L-4rE5Bf-qEQ9ENUn foyer d’influenza aviaire hautement pathogène à virus A(H5N1) (IAHP H5N1) a été identifié en Bulgarie chez des Pélicans frisés (Pelecanus crispus) dans la réserve naturelle de Srebarna, région de Silistra, à la frontière avec la Roumanie. Ce foyer est à mettre en relation avec le foyer récemment décrit en Roumanie, à environ 200 kms à vol d’oiseau.

Le génome du virus a été mis en évidence par RT-PCR chez deux pélicans appartenant à un groupe de 21 pélicans trouvés morts le 24 mars 2015. La réserve naturelle de Srebarna est une zone humide à proximité du Danube hébergeant 179 espèces d’oiseaux sauvages et sur une route de migrations des oiseaux entre l’Europe et l’Afrique (Figure 1).


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8699201583 a550b291b6 zLe 25 mars 2015, l’administration de la Danube Delta Biosphere Reserve informait les autorités sanitaires roumaines de la découverte de 64 pélicans (Pelecanus crispus) morts - sur une population évaluée à 250 individus - sur l’île Ceaplace du lac Sinoe (figure 1). Cette île héberge la troisième plus grande colonie de pélicans frisés d’Europe.

A part les pélicans trouvés morts, aucun signe clinique n’a été observé dans l’avifaune sauvage de cette réserve. Il n’y a pas d’élevage avicole dans un rayon de 10Km autour de l’île.


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brebisElena Arsevska (1, 2) (elena.arsevska@cirad.fr), Thomas Balenghien* (1, 2), Emmanuel Bréard* (3), Claire Garros* (1, 2), Renaud Lancelot* (1, 2), Corinne Sailleau* (3), Stéphan Zientara* (3)
(1) Cirad, UMR CMAEE, Montpellier, France ; (2) Inra, UMR 1309, Montpellier, France ; (3) UPE, Anses, Laboratoire de santé animale, UMR 1161 Anses, INRA, ENVA, Maisons-Alfort, France
* par ordre alphabétique, article écrit dans le cadre de la Veille sanitaire internationale de la Plateforme ESA

L’année 2014 a été caractérisée par une situation épidémiologique nouvelle vis-à-vis de la fièvre catarrhale ovine (FCO) en Europe. Suite à la première notification de foyers de sérotype 4 (BTV-4) en Grèce dans la région du Péloponnèse (mai 2014), onze pays de la région des Balkans ont été touchés par l’épizootie de BTV-4 avec un total de 6 485 foyers déclarés. Fin novembre 2014, en Italie, 25 foyers dus au BTV-4 avaient été confirmés. Une diffusion du virus BTV-1 a de plus été observée dans la partie continentale du pays. En Espagne, les premières suspicions impliquant une souche différente de BTV-4 ont été déclarées en septembre 2014. Aucun lien épidémiologique n’existe cependant avec l’épizootie dans les Balkans. Début décembre, 351 foyers avaient été déclarés en Espagne en dehors de la zone de restriction pour le BTV-4. Par ailleurs, sept foyers de BTV-1 ont été déclarés dans le sud du pays. Au vu des stratégies de lutte appliquées par les pays touchés, il ne fait aucun doute que la vaccination de masse reste le seul moyen réellement efficace de lutte contre la FCO. Les traitements insecticides des animaux permettent au mieux de limiter la transmission et ralentir la diffusion, sans la stopper.

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 Marc Dalmulder. https://www.flickr.com/photos/mdalmuld/7180902804/in/photolist-bWy1e3-bLmYfk-9NuWMS-oSmyDE-7byeb-gSCC3z-bZcPcG-5wbzCr-8mxoGF-fswn7S-bw9tci-6qNVZe-gqiPg8-oZDssK-gC22nN-dwojvp-9ekcGg-kCBhSn-oCNT6H-akUVo4-4kSv2X-gU9Xap-nFN9sd-nWHG2n-nGNwBG-m3vFfX-83FEuv-6kMPZo-dzPQin-ogAWKX-bZcPvS-g2uiDk-bucAUa-8akywg-appMYi-bQYpsg-7Z7uEt-5oejU9-asEiWi-b4XFSV-gEyJt-nXcR4G-8YsgDt-b6NXN2-7QZLcN-qgrcqZ-fsh3Kz-6zWqe7-ctdxuE-aEC3XNGina Zanella (gina.zanella@anses.fr) (1), Sévérine Rautureau (2), Labib Bakkali (1)

(1) Anses, Laboratoire de santé animale de Maisons-Alfort, LNR fièvre aphteuse

(2) DGAL, Bureau de la santé animale, Paris, France

 Le 10 mars 2015, les Services vétérinaires algériens ont signalé trois foyers de fièvre aphteuse dans les wilayas d’El Oued et d’El Bayadh, localisées dans l’est et l’ouest du pays, respectivement (Figure 1).

Le 2 mars 2015, un bovin présentait des signes cliniques (lésions buccales) dans un élevage de 10 bovins de la wilaya d’El Oued. Ce bovin appartenait à un cheptel vacciné en octobre 2014 suite à l’épizootie de 2014 (voir ICI). A la même date dans la wilaya d’El Bayadh, 40 ovins présentaient des signes cliniques dans un élevage comptant 455 ovins et 19 caprins. Depuis le début de l’épizootie en 2014 dans ce pays, c’est la première fois que des signes cliniques sont rapportés chez les ovins. Quelques jours plus tard dans cette même wilaya, des aphtes au niveau des gencives et de l’espace interdigital ainsi qu’une boiterie ont été constatés chez deux ovins dans un élevage avec 250 ovins et 20 caprins.


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https://www.flickr.com/photos/aecintx/3280062650/in/photolist-aSQUcp-aSQUae-dDcvs2-3oJdgK-ch7i6y-kYwUSR-pBJMsL-7iAXip-a8kMNB-5ZRbhu-5ZRbmj-4BxNfR-6CY9z4-3gBB7y-o3qnmR-mxWCD1-gZdD1w-as6e4-k4o2XN-9jiHCi-5CmUyo-9tdiK6-9xPUF1-58Ud9n-pUdfRf-8dhchi-4yuyD2-pBFBqW-8djL3A-dVHdyo-pBDxgi-9p6xER-4EQhks-HncQj-4sePNh-oXhzq3-g7CJ8z-oXkCcZ-6RZkVS-kSaRkY-8dkML7-pV6zu8-e3XLib-dLuiDK-8dktSE-dnL9qr-cJv1Yb-bdnZxB-97cGkx-69QFKZLe 23 février 2015, une suspicion d’influenza aviaire a été signalée au Bureau national pour la sécurité de la chaîne alimentaire en Hongrie. Des signes neurologiques, un écoulement nasal et une mortalité accrue ont été observés dans une exploitation de 22 000 canards à Füzesgyarmat, dans le comté de Békés (à proximité de la frontière avec la Roumanie).

Le 24 février, le Laboratoire national de référence hongrois a confirmé la souche H5N8. Les séquences partielles HA et NA du virus H5N8 hongrois ont montré des similitudes avec les séquences des virus H5N8 EU et asiatiques.

La source d’infection reste actuellement inconnue. Le comté de Békés est une région agricole avec des réseaux d'eau et une présence importante d’oiseaux migrateurs.

Pour rappel, en 2006 et 2007, la Hongrie a connu plus de 15 foyers de H5N1 au sud du pays.


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 Marc Dalmulder. https://www.flickr.com/photos/mdalmuld/7180902804/in/photolist-bWy1e3-bLmYfk-9NuWMS-oSmyDE-7byeb-gSCC3z-bZcPcG-5wbzCr-8mxoGF-fswn7S-bw9tci-6qNVZe-gqiPg8-oZDssK-gC22nN-dwojvp-9ekcGg-kCBhSn-oCNT6H-akUVo4-4kSv2X-gU9Xap-nFN9sd-nWHG2n-nGNwBG-m3vFfX-83FEuv-6kMPZo-dzPQin-ogAWKX-bZcPvS-g2uiDk-bucAUa-8akywg-appMYi-bQYpsg-7Z7uEt-5oejU9-asEiWi-b4XFSV-gEyJt-nXcR4G-8YsgDt-b6NXN2-7QZLcN-qgrcqZ-fsh3Kz-6zWqe7-ctdxuE-aEC3XN

Gina Zanella(1), Labib Bakkali-Kassimi (1) *Contributeurs : Sévérine Rautureau (2)

(1) Anses, Laboratoire de santé animale de Maisons-Alfort, LNR fièvre aphteuse

(2) DGAL, Bureau de la santé animale, Paris, France

L’épisode de fièvre aphteuse qui s’est déroulé en Algérie et en Tunisie en 2014 a pris fin d’après les déclarations envoyées par les services vétérinaires de ces pays à l’Organisation mondiale de la sante animale (OIE) respectivement le 29 octobre 2014 et le 24 novembre 2014. Le laboratoire mondial de référence pour la fièvre aphteuse basé à Pirbright (Royaume-Uni) a établi que la souche circulant en Tunisie et en l’Algérie appartenait au sérotype O et au lignage O/ME-SA/Ind-2001. Ce même lignage avait été identifié à l’origine de foyers en Lybie en 2013.


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https://www.flickr.com/photos/aigle_dore/7052761747/in/photolist-bKefmt-66oaa-bKedbT-e5okan-7ANrpK-mTA66F-f5RqZ7-8ipwZ2-ax1Bi-9P5Qtg-jqkiL8-reTve-hPtPyE-6J3MhX-9BQLxe-5TqaNa-JfqWN-gxS67R-hrc2rF-5Yp4Df-9RuiQn-8u6W3E-8C7cVB-a4Wgjp-4zrgqx-pgdj-MEqSC-6Bt87d-63qFGF-9vwCGa-8HhMRx-bCND41-e8PKGS-CchP3-4ybgcc-47g8Ke-6pWrQ3-dvivV-kw6uq-mAfkve-6JGHAN-2ZunJx-dykcFR-9FssE8-a9n4s2-dbUjTL-e8NUaW-HRLah-7bGCj-5ks9KJKarine LAROUCAU (1), Claire PONSART (1), Nora MADANI (1), Marie GRANDCOLLOT-CHABOT (2), Stéphan ZIENTARA (3)

(1) Anses, Laboratoire de Santé animale, Unité Zoonoses Bactériennes, Maisons-Alfort, France ; (2) Direction générale de l’alimentation, Bureau de la santé animale, Paris, France ; (3) UMR 1161 Anses-INRA-ENVA Virologie, Maisons-Alfort, France

Dans le cadre d’analyses de routine pour une exportation, un cheval d’un établissement de Basse Saxe a été diagnostiqué positif pour la morve des équidés suite au test de fixation du complément réalisé sur un sérum datant du 26 novembre 2014. Ce résultat a été confirmé par le laboratoire de référence OIE localisé à Iéna, en Allemagne.

L’animal, qui ne présentait pas de signes cliniques, a été euthanasié le 13 décembre 2014. Les organes mis en culture se sont tous révélés négatifs. L’analyse par immunohistochimie de prélèvements de peau a donné des résultats douteux, tandis que l’analyse par PCR de ces mêmes échantillons a confirmé la présence de l’agent de la morve, Burkholderia mallei.

Ce cas a fait l’objet d’une notification à l’OIE le 30 janvier 2015.


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Dinde Jean Christophe Blanquart flickrL’Italie a déclaré à l’OIE le 16 décembre 2014 un foyer d’IAHP H5N8 en Vénétie (Figure 1). Le foyer est un élevage de 31 985 dindes, 1 219 malades et morts soit 3,81 %. L’abattage total est en cours.

Cet élevage appartient à une entreprise ayant des élevages dans plusieurs régions en Italie.

Vous pouvez télécharger la déclaration à l'OIE.


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poule fred flickrMarisa Peyre (1,2) (marisa.peyre@cirad.fr), Nicolas Gaidet (1), Alexandre Caron (1,3), Julien Cappelle (1,2,4) Annelise Tran (1,5), François Roger (1)

(1) Cirad, Unité de recherche AGIRs, Montpellier, France

(2) Plateforme régionale GREASE, Bangkok, Thaïlande

(3) Plateforme RP-PCP, Harare, Zimbabwe

(4) Institut Pasteur, Phnom-Penh, Cambodge

(5) Cirad, UMR TETIS, Maison de la télédétection, Montpellier, France

 

Des foyers d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) de type H5N8 ont été notifiés en novembre 2014 dans des élevages avicoles d’Europe du Nord. Cette souche est similaire à celle présente en Asie depuis 2010, sans cas humains déclarés. Elle s’apparente au virus IAHP H5N1 circulant toujours sous un mode endémique en Asie depuis 2003 et qui a infecté plus de 650 personnes avec un nombre probable de personnes exposées de plusieurs millions. Les risques de transmission du virus IAHP H5N8 sur de longues distances par les oiseaux sauvages ne peuvent être négligés, mais doivent être examinés de façon comparative aux autres voies d'introduction comme le commerce international de volailles. La gestion des risques liés aux virus H5 doit s’appuyer sur des études relatives aux mobilités animales et humaines et à des méthodes d’évaluation innovantes des systèmes de surveillance et de contrôle.


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Liens utiles

Organismes Internationaux
  • OIE (Organisation mondiale de la santé animale)
  • FAO EMPRES (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture)
 
​​Organismes Européens
  • ECDC (Centre Européen de prévention et contrôle de maladies)​
  • EFSA (Autorité Européenne de sécurité des aliments)
  • ​DG SANCO (Directorat General de santé et de consommateurs)
 
Organismes Nationaux
  • InVS (Institut de veille sanitaire)
  • Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail)
Plateformes de veille Internet
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