VSI

La Lituanie a déclaré la mise en évidence le 24 janvier 2014 de la peste porcine africaine (PPA) chez deux sangliers sauvages tirés pendant des actions de chasse dans deux sites du Sud du pays (lien vers article de presse). Cette mise en évidence fait suite à la constatation depuis quelques semaines de mortalités de sangliers (qui avaient initialement attribuées à la pasteurellose).

 Des mesures de gestion ont immédiatement été mises en place dans le pays : une zone d’interdiction de mouvements des porcs domestiques, de surveillance et renforcement des mesures de bio-securité en élevage, et de surveillance renforcée des sangliers sauvages a été définie, et une campagne de sensibilisation auprès des éleveurs et chasseurs est en cours (voir page des services vétérinaires officiels lituaniens).

Ces foyers font suite à d’autres évènements en matière de PPA survenus à proximité de la frontière Est de l’Europe. Depuis 2013, la Russie déclare des foyers de PPA en élevage de porcs type « de basse-cour » dans plusieurs provinces proches de l’Ukraine, du Kazakhstan ou de la Biélorussie. En juin 2013, la Biélorussie a déclaré également des cas à 40km de la frontière lituanienne (voir article dans le BE 58),  et en janvier 2014, l'Ukraine a déclaré la découverte d'un sanglier infecté mort dans une rivière à quelques mètres de la frontière avec la Russie.


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 Rozenn Souillard (1), Jean Yves Toux (1), Sophie Le Bouquin (1), Hélène Sadonès (2)*, Virginie Michel (1)

Entre le 15 août et le 5 septembre 2013, six foyers d’Influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) à H7N7 ont été notifiés dans le Nord-est de l’Italie dans les provinces de Ferrara et de Bologne de la région d’Emilie-Romagne. Le détail de la situation épidémiologique fait l'objet d'une brève dans le Bulletin épidémiologique.

(1) Anses, Laboratoire de Ploufragan-Plouzané, France
(2) Direction générale de l’alimentation, Bureau de la santé animale, Paris, France
* Membre de l’équipe opérationnelle de la Plateforme nationale de surveillance épidémiologique en santé animale (Plateforme ESA)


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Deux nouveaux foyers d’IAHP à H7N7 ont été confirmés dans le nord-est de l’Italie (province d’Emilia-Romagna) :

 - Un troisième foyer situé dans la zone de surveillance du premier, mis en évidence le 23 août au sein d'un élevage de 19 850 dindes de chair (rapport OIE et carte) ;

- Un quatrième foyer mis en évidence le 28 août dans un élevage de 121 075 poules pondeuses (rapport OIE et carte). 

Un CPCASA exceptionnel a eu lieu à Bruxelles lundi 26 août. Les autorités italiennes ont présenté la situation (consulter la présentation). Une décision en cours de publication définit les zones de restriction de 3 et 10 kms et une zone élargie.

Vous êtes désormais invités à suivre l’évolution de la situation épidémiologique de l’influenza aviaire hautement pathogène en Italie sur le site de l’OIE et celui de l’Istituto zooprofilattico sperimentale delle Venezie. Seules les évolutions épidémiologiques majeures seront relayées sur le Centre de ressources de la Plateforme ESA.


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Un second foyer d'IAHP à H7N7 a été identifié en Italie le 21 août au sein d'un élevage de 585000 poules pondeuses situé dans la Province de Bologne, région d’Émilie Romane (rapport OIE) (carte détaillée).
Selon les informations communiquées par les autorités italiennes  ce deuxième foyer est en lien épidémiologique avec le premier foyer (livraison d’œufs vers un centre d'emballage).


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Un foyer domestique d’influenza aviaire hautement pathogène à virus H7N7 a été notifié dans la province d’Emilia-Romagna dans le nord-est de l’Italie. Les signes de la maladie avaient été détectés dans cet élevage industriel de 128 000 poules pondeuses le 10 août ; l’infection a été confirmée par analyse virologique (Notification OIE et carte (méthode de caractérisation de la pathogénicité non précisée),  Izsvenezie).

Il s’agit de la première notification d'un foyer domestique d’IAHP en Europe de l’ouest depuis plusieurs années. L’origine de la contamination n’est pas formellement identifiée à ce stade mais l'hypothèse d'une mutation d'une souche H7 faiblement pathogène est émise par les autorités italiennes.

Selon les requêtes TRACES réalisées entre le 14 juin et le 17 août, aucune introduction en provenance de la province concernée par le foyer n'a été faite en France. Le niveau de risque épizootique est inchangé mais la vigilance doit être permanente (Note DGAL/SDSPA/N2013-8047 du 27 février 2013 : mesures de surveillance et de biosécurité).


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Nicolas Rose1, Marie-Frédérique Le Potier1

Fin avril 2013, les premiers cas de diarrhée épidémique porcine (DEP) (ou PED pour Porcine Epidemic diarrhea en anglais) ont été détectés aux Etats-Unis alors que cette maladie n’avait jamais été décrite auparavant sur le continent américain. Aujourd’hui, plus de 200 sites porcins ont été infectés (Figure 1), la majorité d’entre eux se trouvant dans les États à forte concentration porcine : Iowa, Minnesota, Indiana principalement et récemment en Oklahoma (60 cas depuis le mois de juin). Quelques cas ont été décrits en Ohio, Colorado, Missouri, Illinois, Michigan, Nebraska et Dakota du sud. Le coronavirus responsable de cette maladie, proche de celui de la gastro-entérite transmissible (GET), n’avait jamais été détecté aux Etats-Unis jusqu’ici. Ce virus touche les porcs de tous âges, mais entraîne principalement de la mortalité chez les porcelets avant sevrage (jusqu’à 95%). La maladie est par ailleurs enzootique dans de nombreux pays d’Asie orientale.

 


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Marie-Frédérique Le Potier1, Clara Marcé2

Le 21 juin 2013, les autorités sanitaires biélorusses ont notifié à l’OIE un premier foyer de Peste Porcine Africaine (PPA) dans la région de Grodno, à une quarantaine de kilomètres de la frontière Lituanienne et à environ 150 kilomètres de la frontière avec la Pologne (Figure 1). Depuis plusieurs semaines, des rumeurs circulaient sur la possible présence de PPA en Biélorussie, mais la suspicion avait été écartée lorsqu’une souche hautement virulente de SDRP avait été mise en évidence dans un élevage à Vostochny dans la région de Brest(déclaration OIE du 24/05/2013).


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altUn foyer de peste porcine africaine (PPA) a été confirmé chez des porcs en Biélorussie dans une zone proche de la frontière avec la Pologne, et notifié à l’OIE le 21 juin 2013 [Consulter la notification OIE de PPA en Biélorussie]. Il s’agit de la première occurrence de la PPA dans ce pays, l'origine de l'infection n'est pas identifiée.

La PPA a été introduite en Fédération de Russie en 2007, probablement à la suite de mouvements de sangliers sauvages infectés, et s’est progressivement propagée au sein de la filière porcine dans ce pays. Elle a ensuite touché l'Ukraine en 2012 [Consulter la notification OIE de PPA en Ukraine].

La diffusion à de nouveaux territoires, notamment européens, à partir des zones infectées, représente une menace au sujet de laquelle les organismes internationaux multiplient les appels à la vigilance depuis 2008. La diffusion de la PPA peut par exemple résulter de mouvements de suidés sauvages infectés ou de la consommation par des porcins de résidus alimentaires contaminés [Alerte de la FAO de mai 2013 sur le risque de diffusion de la PPA à partir de la Fédération de Russie vers l’Europe - Documents techniques - Monographie]

La situation de la PPA en Russie et en Biélorussie a fait l'objet d'une analyse de risque préliminaire par le Defra en date du 24 juin 2013.

 La note de service DGAL/SDSPA/N2013-8111 du 9 juillet 2013 « Maintien de la vigilance sur le territoire national en matière de pestes porcines » apelle à la vigilance et rappelle les mesures de biosécurité à adopter.


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altUn nouveau coronavirus humain (NCoV) provoquant un syndrome respiratoire sévère a été identifié en septembre 2012 en Arabie Saoudite. Au 18 juin 2013, le bilan OMS s’élève à 64 cas et 38 décès. Plusieurs pays ont été touchés par ce virus mais l’essentiel des cas déclarés se concentre actuellement au Moyen-Orient. L’origine de l’infection est inconnue à ce jour. L’hypothèse d’un réservoir animal, au moins ancestral (chiroptères par exemple), a été évoquée mais aucune preuve n’a été apportée en ce sens. L’évaluation de la possibilité du caractère zoonotique du nouveau coronavirus MERS-CoV (NCoV) a fait l’objet d’un avis de l’Anses en date du 24 mai 2013. Cet avis conforte les recommandations générales de prudence à destination des voyageurs dans les zones touchées et met l’accent sur la nécessité de réaliser des études virologiques et épidémiologiques complémentaires approfondies pour statuer plus précisément sur l’éventuelle origine zoonotique de l’infection.


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Crédit photo : beggs/www.flickr.comBilan actualisé au 17.05.2013

Le 31 mars 2013, la République populaire de Chine (RPC) a informé l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de l’identification depuis la mi-février, de cas humains d’infection par un nouveau variant d’influenza aviaire A(H7N9) faiblement pathogène pour l’oiseau.

 Maladie chez l’homme

Au 16 mai 2013, 131 cas humains d’infection par le virus influenza A (H7N9) (dont 32 mortels (24 %)) ont été notifiés à l’OMS, dans onze provinces de l’Est de la RPC.


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Liens utiles

Organismes Internationaux
  • OIE (Organisation mondiale de la santé animale)
  • FAO EMPRES (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture)
 
​​Organismes Européens
  • ECDC (Centre Européen de prévention et contrôle de maladies)​
  • EFSA (Autorité Européenne de sécurité des aliments)
  • ​DG SANCO (Directorat General de santé et de consommateurs)
 
Organismes Nationaux
  • InVS (Institut de veille sanitaire)
  • Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail)
Plateformes de veille Internet
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