La Plateforme nationale d’Épidémiosurveillance en Santé Animale (Plateforme ESA) apporte un appui méthodologique et opérationnel aux services compétents de l’État et aux autres gestionnaires de dispositifs de surveillance pour la conception, le déploiement, l’animation, la valorisation et l’évaluation des dispositifs de surveillance sanitaire et biologique du territoire1.
La Plateforme a un rôle d’appui et de conseil. Les gestionnaires de dispositifs (publics ou privés) restent les seuls décisionnaires concernant leurs dispositifs de surveillance. Cet appui est apporté via des groupes de travail.
Avec une gouvernance partagée entre public et privé ainsi qu'un fonctionnement basé sur le consensus, la collaboration et l'interdisciplinarité, le concept de la Plateforme ESA est unique au monde. Depuis 2011, c'est plus de 400 experts techniques provenant de plus de 70 organismes différents qui ont contribué aux productions de la Plateforme ESA. Ce fonctionnement permet d'aboutir à des livrables robustes scientifiquement, adaptés à une réalité de terrain et prenant en compte le contexte réglementaire.
La surveillance est définie comme :
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« La collecte systématique et continue, la compilation et l’analyse des données ainsi que la diffusion dans des délais appropriés des informations à ceux qui ont besoin de savoir de manière à mettre en œuvre des actions » (J. Last ; 2001).
La Plateforme ESA a pour objectif l’amélioration de l’efficience de la surveillance dans une perspective d’aide à la décision et à la mise en oeuvre d’actions. Élaborer et maintenir des dispositifs de surveillance adaptés aux besoins est un véritable défi car la surveillance implique de nombreux acteurs et nécessite une véritable synergie entre eux.
OBJECTIF ET MISSIONS
CHEMIN PARCOURU
Le 19 janvier 2010, le ministère en charge de l’Agriculture a lancé les états généraux du sanitaire. Le but était de rassembler les acteurs de la santé animale et végétale afin de mener une réflexion sur les leviers permettant d’accroître la performance de la politique de sécurité sanitaire en France incluant la surveillance épidémiologique. À l’issue de ces travaux, la décision de créer une Plateforme nationale d’Épidémiosurveillance en Santé Animale (ESA) a été prise. Une convention-cadre de trois ans la créant officiellement a été signée le 10 novembre 2011.
La Plateforme ESA a rapidement fait la preuve de son utilité et de son efficacité, en particulier à la faveur des crises sanitaires successives : maladie de Schmallenberg, influenza aviaire hautement pathogène, fièvre catarrhale ovine.
Après sept premières années démontrant l’intérêt de la Plateforme ESA, le ministère en charge de l’agriculture, a décidé d’étendre ce concept aux domaines de la santé végétale et de la chaîne alimentaire. Le 20 juin 2018, trois conventions cadre ont ainsi été signées par les organismes membres respectifs de chaque plateforme permettant de prolonger de 10 ans l’existence de la Plateforme ESA et de créer les Plateformes d’Épidémiosurveillance en Santé Végétale (ESV) et de Surveillance de la Chaîne Alimentaire (SCA).
Chaque rapport résume les activités des groupes de travail réalisées dans l'année.
- Organisation
- Valeurs et champ d'action
- Groupes de travail
- Rapports d'activité
- Organismes contributeurs
- Organismes membres signataires