Bilan de la saison 2024-2025 d’influenza aviaire hautement pathogène en Europe

 

Pour le comité de rédaction de la Plateforme ESA (par ordre alphabétique) : Julien Cauchard (Anses), Céline Dupuy (Anses), Guillaume Gerbier (DGAL), Carole Forfait (INRAE), Laure Mathews-Martin (INRAE), Sophie Molia (CIRAD), Jennifer Pradel (CIRAD), Carlène Trévennec (INRAE)

Autres experts sollicités (par ordre alphabétique) : Béatrice Grasland1, Matthieu Guillemain2, Pierre-Yves Henry3, Sophie Le Bouquin4, Loïc Palumbo5, Audrey Schmitz1

 

Auteur correspondant : plateforme-esa@anses.fr

 

  1. Anses Laboratoire de Ploufragan -Plouzané- Niort, Unité Virologie Immunologie Parasitologie Aviaire et Cunicole (VIPAC), LNR Influenza aviaire, Ploufragan, France 
  2. Office Français de la Biodiversité, DRAS, Service Conservation et Gestion Durable des Espèces Exploitées, Arles, France
  3. Muséum National d’Histoire Naturelle, Unité Mécanismes adaptatifs et évolution, Plateforme Centre de Recherches sur la Biologie des Populations d’Oiseaux (France)
  4. Anses Laboratoire de Ploufragan -Plouzané- Niort, Unité Epidémiologie, santé et bien-être (EPISABE), Ploufragan, France 
  5. Office Français de la Biodiversité, DRAS, SantéAgri, Orléans, France

 

Cette note présente l’évolution des foyers chez les volailles et les oiseaux captifs ainsi que des cas en avifaune sauvage d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) pour la saison 2024-2025 (du 01/08/2024 au 31/07/2025) en Europe. 

 

Essentiels
  • 34 pays en Europe ont déclaré 620 foyers de volailles, 178 foyers d’oiseaux captifs et 1 485 cas sauvages détectés entre le 01/08/2024 et le 31/07/2025.

  • Les pays ayant déclaré le plus grand nombre de foyers de volailles sont : Hongrie (293), Pologne (110), Royaume-Uni (62), Italie (56), Allemagne (28).

  • En France, 15 foyers de volailles ont été détectés en quasi-totalité en Normandie et Bretagne ; 39 cas sauvages, principalement sur les littoraux atlantiques et de la Manche, ainsi que dans l’Ain.

  • Le sous-type H5N1 est majoritaire. Le sous-type H5N5 a été détecté dans l’avifaune sauvage au Royaume-Uni, dans les îles Féroé, en Islande, en Allemagne, en Belgique et Norvège. Le sous-type H5N5 a atteint le compartiment domestique au Royaume-Uni (volailles), en Norvège (oiseaux captifs) et en Islande (volailles).

  • Chronologie évènementielle :

  • Détections de cas sauvages aux mois d’août et septembre 2024 chez les laridés (dans la continuité de ce qui avait été observé en fin de saison 2023/2024) sur les littoraux de la Manche et Atlantique du Royaume-Uni jusqu’au Portugal.

    • A partir d’octobre 2024, augmentation de cas sur les anatidés migrateurs dans l’est et le nord de l’Europe, en particulier les cygnes, espèce sentinelle.

    • Première vague de foyers de volailles dans les bassins de production avicole en Hongrie (pic en novembre 2024) concomitante d’une augmentation des détections de cas sauvages pendant la période des migrations post-nuptiales.

    • Au premier trimestre 2025, seconde vague de cas sauvages en Europe du Nord et dans une moindre mesure en Europe de l’Est. Une plus large diversité d’espèces est concernée, mais une majorité de cas chez les anatidés, laridés et rapaces. 

    • Persistance de cas sauvages sur les littoraux de la mer du Nord jusqu’au Portugal en fin de saison (juin-juillet 2025).

Sources de données

Pour les figures et les tableaux de comptage, les données ont été extraites de la Commission européenne ADIS et WAHIS-OMSA, le 23/01/2026. D’autres sources complémentaires ont été utilisées pour les rédactions. Elles sont citées directement dans le texte.

 

À propos de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP)

 

  • Classification réglementaire : au niveau européen, classée « A-D-E », à déclaration obligatoire et éradication immédiate chez les oiseaux.

  • Agent pathogène : maladie virale due au virus de l’influenza de type A. Ces virus sont classés selon les caractéristiques de deux des protéines de l’enveloppe virale (structure externe du virus) qui sont déterminantes pour les réponses immunitaires des oiseaux infectés : hémagglutinine (H) et neuraminidase (N). La combinaison H et N définit le sous-type viral, par exemple une souche virale de sous-type H5N1 a été responsable des récentes épizooties en France.

  • Espèces sensibles : le virus peut infecter de très nombreuses espèces d’oiseaux domestiques et sauvages. Certaines souches du virus peuvent infecter des mammifères tels que les carnivores détenus et sauvages (furets, visons, renards ou encore les chats), les bovins et les porcs. Certaines souches sont zoonotiques. Les cas d’infection par des virus de l’influenza aviaire détectés chez l’être humain sont sporadiques (principalement H5N1, H7N9, H5N6, H9N2), avec plus de 2 500 cas depuis 2003 au niveau mondial).

  • Modalités de transmission : voie directe, par contacts rapprochés entre individus - via les aérosols respiratoires et les matières fécales - ou indirecte, par l’exposition à des matières (éventuellement aéroportées) ou supports contaminés : nourriture, eau, matériel, plumes, poussières ou vêtements. A l’échelle continentale, les oiseaux sauvages migrateurs infectés contribuent à la diffusion du virus sur les longues distances. Le virus peut également être propagé sur de longues distances (échelle nationale ou transfrontalière) via le commerce des volailles, d’oiseaux captifs et produits avicoles.

  • Symptomatologie : caractérisée cliniquement chez les oiseaux par des symptômes divers et variables selon les espèces : troubles nerveux, respiratoires et digestifs, œdème de la tête, baisse de production. Chez certaines espèces, l’infection induit une morbidité et une mortalité très élevée, mais peut aussi être plus modérée, voire asymptomatique.

  • Historique sur la situation sanitaire internationale : la répartition de l’IAHP est mondiale. Depuis 2016, les virus de l’IAHP de sous-type H5 appartenant au clade 2.3.4.4b provoquent des épizooties saisonnières d’intensité variable selon les années en Europe, avec des amplitudes particulièrement fortes en 2020-2021 et 2021-2022. Le virus s’est propagé sur le continent américain pendant l’hiver 2021. En 2022, 84 pays et territoires dans le monde ont été touchés, et 82 pays en 2024.

 

Autre ressources

 
 

 

 

L’épizootie 2024-2025 a touché 34 pays en Europe avec un total de 620 foyers de volailles, 178 foyers d’oiseaux captifs et 1 485 cas sauvages détectés entre le 01/08/2024 et le 31/07/2025 (Tableaux 1 et 2). 

 

  • Volailles et oiseaux captifs : 25 pays, dont la France, ont détecté au moins un foyer de volailles ou d’oiseaux captifs au cours de la saison. Les cinq pays ayant détecté le plus de foyers de volailles sont : Hongrie (293), Pologne (110), Royaume-Uni (62), Italie (56), Allemagne (28).

  • Avifaune libre : 30 pays, dont la France, ont détecté au moins un cas sauvage durant cette saison. Les pays qui en ont déclaré le plus sont : Royaume-Uni (331), Allemagne (247), Pays-Bas (225), Italie (97), Pologne (71).

 

La distribution géographique s’est localisée principalement sur le centre, l’est et le nord de l’Europe (Figure 2). De plus, cette saison a été marquée par une faible incidence hebdomadaire (moins de 60 foyers de volailles et oiseaux captifs hebdomadaires) mais toutefois supérieure à l’année passée (moins de 30 foyers, figure 1). 

 

 

 

Figure 1 : Incidence hebdomadaire (nombre de nouveaux foyers et cas hebdomadaires), selon la date de détection, dans les compartiments volailles, oiseaux captifs et sauvages en Europe sur les saisons 2021-2022, 2022-2023, 2023-2024 et 2024-2025 (du 01/08 au 31/07) (source : Commission européenne ADIS et WAHIS-OMSA le 23/01/2026). Les définitions des compartiments sont celles du Règlement 2016/429 (cf. règlement (UE) 2016/429).

 

Tableau 1. Nombre de foyers de volailles, cas dans l'avifaune libre et foyer d’oiseaux captifs d’IAHP H5 détectés en Europe par saison de 2021-2022 à 2024-2025. Les définitions des compartiments sont celles du Règlement 2016/429 (cf. règlement (UE) 2016/429) (source : Commission européenne ADIS et WAHIS-OMSA le 23/01/2026).

 

foyers de volailles

oiseaux captifs

cas sauvages

 

saison 2021-2022

2 532

278

4 157

 

saison 2022-2023

1 083

379

4 589

 

saison 2023-2024

307

62

819

 

saison 2024-2025

620

178

1 485

 

 

Les bilans des saisons précédentes sont disponibles sur le site de la plateforme ESA : bilan 2020-2021, bilan 2021-2022, bilan 2022-2023 et bilan 2023-2024.

 

 

Figure 2 : Densité de foyers chez les volailles et oiseaux captifs (haut) et de cas dans l’avifaune sauvage libre (bas) d’IAHP H5 en Europe sur la saison 2024-2025 (du 01/08/2024 au 31/07/2025) (source : Commission européenne ADIS et WAHIS-OMSA, consulté le 23/01/2026).

 

 

 

 

Compartiment domestique

 

Le compartiment domestique regroupe les élevages de volailles et les oiseaux captifs au sens du règlement (UE) 2016/429La figure 3 présente l’incidence hebdomadaire en élevages de volailles dans les cinq pays les plus touchés sur la saison 2024-2025.

 

Figure 3 : Incidence hebdomadaire des déclarations (selon la date de détection) de foyers de volailles dans les cinq pays ayant détecté le plus grand nombre de foyers sur la saison 2024-2025 (source : Commission européenne ADIS et WAHIS-OMSA le 23/01/2025). A titre comparatif : 15 foyers de volailles détectés en France (non représentés sur le graphique).

 

 

Description

En début de saison, les premiers foyers ont été détectés dans le compartiment domestique dans plusieurs pays dès le mois d’août 2024, notamment en France (où trois foyers de volailles ont été détectés en Bretagne) ainsi qu’en Allemagne et Pologne, tandis que des foyers d’oiseaux captifs ont été détectés en Espagne, Portugal et République Tchèque. Les détections se sont poursuivies dans ces pays sur les mois suivants, puis dans de nouveaux pays d’Europe du Nord (Danemark) et d’Europe centrale et de l’Est (Autriche, Bulgarie, Moldavie, Pologne, Slovaquie...).

 

Situation dans les cinq pays les plus touchés (Figure 3) :

La Hongrie a été le pays qui a détecté le plus grand nombre de foyers de volailles (n=293), tous dus au sous-type H5N1. Les deux premiers foyers ont été détectés les 30/09 et 03/10/2024 dans des élevages de palmipèdes du bassin de production avicole à forte densité de volailles (provinces de Békés et Jász-Nagykun-Szolnok). Les détections de foyers de volailles ont continué les semaines suivantes dans des élevages de canards et de dindes dans ces provinces et limitrophes (provinces de Békès, Csongrád-Csanád, et Bács-Kiskun). L’incidence a augmenté brutalement fin octobre (n=60 foyers en octobre), culminé en novembre (n=124 foyers) et est revenue à un niveau quasi-nul en décembre 2024. Cette première vague épizootique est restée localisée dans le bassin de production avicole. En janvier 2025, les détections sont demeurées sporadiques. A partir de février 2025, une seconde vague épizootique a débuté, avec un nouveau foyer à nouveau dans la province de Bács-Kiskun (même secteur que la première vague) détecté le 11/02/2025. L’incidence a repris en mars 2025, puis elle a diminué pendant le mois d’avril. Le dernier foyer a été détecté le 04/05/2025 (source : ADIS).

La Pologne a été le second pays à avoir déclaré le plus grand nombre de foyers de volailles (n=110), également tous dus au sous-type H5N1. Un premier foyer de volailles a été détecté le 21/08/2024, dans un élevage de 14 000 dindes, puis deux autres foyers de volailles ont été détectés les 07 et 11/10/2024 dans des élevages de canards. Les détections se sont poursuivies en octobreavec des foyers de volailles détectés en élevages de gallus et de canards, toujours groupés dans la province de Grande-Pologne. En novembre, les détections de foyers de volailles se sont étendues vers l’est. Plusieurs foyers ont été détectés en basse-cour et en élevage sur les mois de décembre 2024 et janvier 2025. L’incidence des foyers de volailles a augmenté à partir de mi-février, dans des élevages de palmipèdes (oies et canards) et gallus (n=20 foyers en février). Elle a continué d’augmenter pendant plusieurs semaines et a atteint un pic fin mars 2025 (n=36 foyers en mars). Les déclarations ont ralenti en avril. Le dernier foyer domestique a été détecté dans une basse-cour le 04/06/2025 (source : ADIS).

Au Royaume-Uni (n=62), un foyer de volailles H5N5 a été détecté le 05/11/2024 dans le Yorkshire ; ce foyer constitue la première détection en élevage de la saison en Angleterre. Il s’agissait d’un élevage plein-air de 20 000 poules pondeuses. Le premier foyer de sous-type H5N1 a été détecté au sein d’un élevage commercial le 13/11/2024 dans le sud-ouest de l’Angleterre en Cornouailles. Des détections de foyers domestiques se sont poursuivies dans l’est de l’Angleterre (Norfolk et Yorkshire) puis ont progressé vers le nord, avec un foyer en Écosse le 10/01/2025 (source : autorités sanitaires écossaises le 10/01/2025). Le nombre de détections a augmenté fin janvier et février 2025, notamment dans le nord de l’Angleterre (Norfolk, Lincolnshire) et dans le sud-ouest (Devon) (source : UK.GOV le 03/02/2025). Les détections de foyers de volailles ont ralenti ensuite et aucun foyer n’a été reporté pendant trois semaines de la mi-avril à début mai. L’incidence des foyers de volailles a repris à partir du mois de juin, où plusieurs foyers ont été détectés en Angleterre (North et West Yorkshire) et le 24/06/2025 au Pays de Galles (source : APHA consulté le 30/06/2025). En juillet, des foyers ont été détectés en Angleterre et Écosse (n=4) (source : WAHIS-OMSA).

En Italie (n=56), le premier foyer a été détecté le 01/10/2024 dans un élevage de dindes en Vénétie. Les détections se sont poursuivies par la suite dans des élevages de dindes et gallus du nord du pays en Lombardie et Emilie-Romagne au mois d’octobre (n=12 en octobre). En novembre, plusieurs foyers ont été détectés dans la plaine du Pô, bassin de production avicole (n=10). Les détections ont continué en décembre (n=13), avec une incidence croissante sur janvier 2025 (n=21) dans le nord du pays (Lombardie, Vénétie, Piémont) dans les élevages de canards, gallus, dindes et multi-espèces. Le dernier foyer de volailles a été détecté le 30/01/2025. Tous les foyers étaient dus au sous-type H5N1 (source : ADIS).

En Allemagne (n=28), les deux premiers foyers de volailles ont été détectés le 11/08/2024 dans le nord (Tessin, Mecklembourg-Poméranie-Occidentale) dans un élevage de palmipèdes en engraissement (2 227 canards et 230 oies) et un élevage mixte de palmipèdes en engraissement (6 219 canards, 165 oies et 120 poulets). Un troisième foyer de volailles a été détecté le 11/09/2024 dans un élevage de palmipèdes en engraissement dans le land Saxe-Anhalt (au centre du pays), suivi de plusieurs foyers secondaires dont un foyer d’oiseaux captifs détecté le 11/09/2024 dans un zoo. Dans le land de Saxe (sud) un premier foyer a été détecté le 25/09/2024 dans un élevage multi-espèces de palmipèdes en engraissement, puis deux premiers foyers ont été détectés dans le sud, en Bavière, le 24/10/2024 dans un élevage d’oies et le 28/10/2024 dans un élevage multi-espèces détenant des palmipèdes. En novembre, les détections ont continué surtout dans le nord, mais également dans le sud jusqu’en Bavière. A partir de décembre 2024, les détections sont demeurées sporadiques et se sont poursuivies en janvier, février et mars 2025 surtout dans le Nord du pays (source : ADIS). 

 

Dans les autres pays qui ont détecté des foyers en élevages de volailles ou chez des oiseaux captifs, les détections ont été sporadiques et concentrées sur les mois d’hiver. Tous ont détecté moins de dix foyers de volailles sur la saison, sauf la Bulgarie (10) et la France (15 ; cf paragraphe infra).

 

Analyse et interprétation

Le début de saison 2024-2025 a été marqué par la circulation précoce du virus de l’IAHP H5N1 dans le compartiment domestique en Allemagne, France et Pologne. En automne 2024, le virus a ensuite été détecté dans la plupart des pays d’Europe du Nord, du Sud et de l’Est, pendant les migrations post-nuptiales (descendantes).

La Hongrie a subi deux vagues épizootiques localisées dans son bassin de production avicole, de forte amplitude en novembre 2024, puis plus étalée et moins forte au printemps. Ce patron épidémiologique est très similaire à ce qui avait été observé la saison précédente dans ce pays, mais le premier pic d’incidence a été plus fort et la prévalence totale est bien supérieure. 

Sur le reste de l’Europe, le virus a circulé à bas bruit pendant toute la saison, provoquant des pics de détection début janvier dans le nord de l’Italie et sur le premier trimestre 2025 en Pologne. Les détections sont demeurées sporadiques dans les autres pays, en particulier d’Europe centrale et de l’Est et étalées sur toute la période, en particulier au Royaume-Uni où des foyers de volailles étaient encore détectés en juillet 2025. 

 

Pour la première fois, le sous-type H5N5 a atteint le compartiment domestique. Les foyers ont été détectés dans l’aire géographique de détection de ce sous-type dans l’avifaune sauvage (cf infra) : au Royaume-Uni (volailles), en Norvège (oiseaux captifs) et en Islande (volailles).

 

Compartiment sauvage

 

Les pays ont été répartis en zones, selon la voie probable d’introduction par l’avifaune (EFSA, 2017). Au regard des voies migratoires d’introduction sur le territoire français hexagonal, nous avons identifié trois fronts dans cette note : la voie est (Europe centrale, Autriche, Italie, Suisse) au front est / sud-est, les voies nord-est / nord-ouest au front nord (pays avec un littoral sur la mer Baltique, mer du Nord et la Manche) et la partie ouest de la voie sud au front sud (Espagne et Portugal). Les figures 4 et 5 représentent l’évolution spatio-temporelle par groupe d’espèces.

 

Figure 4 : Incidence hebdomadaire (nombre de déclarations par semaine selon la date de détection) des cas dans l’avifaune sauvage par groupe d’espèces d’oiseaux sauvages sur les fronts nord (en haut), est / sud-est (au milieu) et sud (en bas) sur la saison 2024-2025. ATTENTION : l’échelle est différente pour le front sud. La catégorie « Autres espèces aquatiques » intègre les groupes d’espèces suivants : grèbes, pingouins, pélicans, foulques et râles, cormorans, hérons, limicoles, flamants et ibis ; la catégorie « Autres espèces terrestres » intègre les groupes d’espèces suivants : colombidés, corvidés, cigognes, pics, gallinacés sauvages (source : Commission européenne ADIS et WAHIS-OMSA le 23/01/2026).

Aout à septembre 2024

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Octobre à décembre 2024

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Janvier à mars 2025

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juin à Juillet 2025

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Figure 5. Distribution géographique des cas dans l’avifaune sauvage par groupe d’espèces d’oiseaux sauvages par période sur la saison 2024-2025. ATTENTION : certains points peuvent être superposés (pour les aspects quantitatifs, ce référer à la figure 4). La catégorie « Autres espèces aquatiques » intègre les groupes d’espèces suivants : grèbes, pingouins, pélicans, foulques et râles, cormorans, hérons, limicoles, flamants et ibis ; la catégorie « Autres espèces terrestres » intègre les groupes d’espèces suivants : colombidés, corvidés, cigognes, pics, gallinacés sauvages (source : Commission européenne ADIS et WAHIS-OMSA le 23/01/2026).

 

Les mois d’août et septembre ont été marqués par une circulation du virus chez les laridés. Des cas ont été détectés sur les littoraux en France, Belgique, Royaume-Uni, Espagne et Portugal. Sont apparus ensuite les premiers cas sur les anatidés, en particulier chez les cygnes, espèce sentinelle, en Europe du Nord (Danemark le 12/08/2024 puis Allemagne, dans le nord de la Pologne) et en Europe de l’Est (Croatie le 05/09/2024, puis Hongrie, Serbie, Slovaquie, Ukraine). 

 

L’incidence des cas a augmenté très fortement à partir du mois d’octobre, jusque décembre 2024, en particulier chez les anatidés (cygnes, oies et canards) dans de très nombreux pays de l’est de l’Europe. Au total, 48 cas ont été détectés chez des cygnes sur le mois d’octobre, 103 en novembre et 31 en décembre. Les pays déclarant le plus grand nombre de cas sauvages sur cette période (octobre à décembre) ont été l’Allemagne (n=88 ) et l’Italie (n=88) suivis par les Pays-Bas (n=67), l’Autriche (n=59) et le Royaume-Uni (n=57). 

 

Après une accalmie fin 2024-début 2025, l’incidence des cas sauvages est repartie à la hausse et a culminé mi-février. Les cas étaient essentiellement localisés en Europe du Nord et de l’Est. Cette seconde vague épizootique a représenté 909 cas sauvages détectés sur le premier trimestre 2025 (n=338 en janvier, n=347 en février et n=224 en mars). Elle a concerné une plus grande diversité d’espèces, dominée par une majorité de cas chez les anatidés (n=130 en janvier, n=119 en février et n=63 en mars) et les laridés (n=69 en janvier, n=80 en février et n=51 en mars). Les rapaces ont représenté également une part importante des détections (n=44 en janvier, n=70 en février et n=45 en mars 2025), en particulier au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. Les autres espèces étaient variées et concernaient les fous, cormorans, limicoles, passereaux et autres espèces aquatiques et terrestres. Les détections ont diminué à partir de mars 2025 sur toute l’Europe du Nord sauf au niveau des zones littorales, avec une circulation touchant principalement les laridés.

 

A partir du mois de mai, les détections étaient sporadiques dans la plupart des pays européens. Au Royaume-Uni, une dynamique d’infection était toujours observée sur une large échelle géographique (incluant le littoral sud de l’Angleterre) réduite essentiellement aux laridés à partir de la fin du mois de mai.

 

En mai et juillet 2025, des mortalités groupées ont été détectées chez des oies cendrées dans l’ouest de l’Espagne (Estrémadure).

 

Sur l’ensemble de la saison, les cas d’infections détectés chez les anatidés ont représenté les deux-tiers du nombre de déclaration de cas, en majorité des cygnes, suivi du groupe des laridés (Figure 6).

 

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Figure 6 : Nombre de déclarations de cas d’IAHP dans l’avifaune sauvage libre en Europe sur la saison 2023-2024 par groupe d’espèces d’oiseaux. ATTENTION : plusieurs individus d’espèces différentes peuvent figurer dans une même déclaration ; dans ce cas, la déclaration est comptabilisée plusieurs fois dans ce graphique (une fois pour chaque espèce touchée). En revanche, le nombre de déclarations ne reflète pas le nombre de spécimens pour chaque espèce (source : Commission européenne ADIS et WAHIS-OMSA le 26/01/2026).

 

Analyse et interprétation

Le nombre de détections de virus de l’IAHP sur les laridés était encore important sur les littoraux au cours de l’été 2024, ce qui est similaire au patron observé au cours de la saison précédente. Le nombre de détections sur ces espèces a persisté mais néanmoins diminué au fil des mois, témoignant d’une circulation virale diffuse et à bas bruit jusqu’au printemps et à l’été 2025. 

 

Concernant les anatidés, le profil d’incidence sur l’automne-hiver 2024-2025 s’est caractérisé par une amplitude légèrement supérieure à celle de l’automne-hiver précédent. Le premier pic observé sur les fronts Nord et Est/Sud-Est a été concomitant des migrations post-nuptiales (descendantes) des anatidés vers les aires d’hivernage. Le second pic de détection observé en février 2025, en particulier sur le front Nord correspond au début de la migration prénuptiale des anatidés. Il serait le résultat d’une forte circulation virale simultanée chez plusieurs groupes d’espèces, dont anatidés et laridés, et de la transmission à diverses autres espèces comme les rapaces et les corvidés. 

 

 

Focus sur la situation en France 

Au total 15 foyers de volailles, 4 foyers d’oiseaux captifs et 39 cas sauvages d’IAHP ont été déclarés sur la saison 2024-2025 en France hexagonale, essentiellement sur les département littoraux Ouest (figures 6 et 7). 

 

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Figure 7 : Localisation des foyers de volailles et cas sauvages détectés en France hexagonale sur la saison 2024-2025. Les définitions de compartiments sont celles du Règlement 2016/429. Les ZRP et ZRD sont représentées respectivement en violet et jaune sur le fond de carte (source : Commission européenne ADIS et WAHIS-OMSA le 26/01/2026instruction technique DGAL/SDSBEA/2023-651 du 11/10/2023).

 

Compartiment domestique

Le premier foyer de volailles de la saison a été détecté le 07/08/2024 dans un élevage pluri-espèces (1 200 volailles, dont des canards non vaccinés) d’Ille-et-Vilaine (commune de Combourg). L’hypothèse principale d’introduction est une contamination directe ou indirecte par des oiseaux sauvages infectés, compte-tenu des détections récentes sur le littoral en Bretagne. Le risque IAHP est néanmoins demeuré « négligeable » sur le territoire national (source : MASA le 13/08/2024). Un second foyer de volailles a été détecté le 19/08/2024 dans un élevage de dindes du Morbihan (commune de Camoël) et un troisième le 31/08/2024 dans le Finistère (commune de Hanvec) dans un élevage de volailles pluri-espèces. 

En septembre et début octobre, des foyers d’oiseaux captifs ont été détectés, le 18/09/2024 dans le Pas-de-Calais près de Saint-Omer dans une basse-cour non commerciale (poulets, pigeons et canards) et le 09/10/2024 en Saône-et-Loire près d’Autun.

Les foyers se sont succédé dans le Finistère dans des élevages de poules pondeuses et de dindes et dans le Morbihan, dans des élevages de poules pondeuses et dans des élevages de canards vaccinés. 

Début novembre, des foyers de volailles ont été détectés dans le centre et le sud de la France, le 01/11/2024 dans l’Allier en élevage pluri-espèces, les 05 et 13/11/2024 dans les Landes en élevage de canards vaccinés (animaux asymptomatiques, détection par la surveillance avant mouvement). 

En décembre, les détections ont repris en Normandie (Eure et Calvados, élevages en lien épidémiologique). Le niveau de risque est resté inchangé, mais la France a perdu son statut indemne d’IAHP le 27/12/2024 (source : communiqué de presse le 30/12/2024).

Le dernier foyer domestique de la saison a été détecté le 20/01/2025 en Dordogne. Il s’agissait d’un parc animalier détenant plusieurs espèces d’oiseaux, près de Sarlat-la-Canéda.

 

Compartiment sauvage

Le premier cas sauvage de la saison a été détecté le 03/08/2024, dans la continuité de la fin de saison précédente, chez un goéland argenté dans les Côtes-d’Armor. Les détections sur laridés se sont poursuivies ensuite sporadiquement d’août à novembre sur le littoral en Loire-Atlantique, dans le Finistère et dans le Morbihan. Un cas a également été détecté le 25/11/2024 dans les Pyrénées Orientales chez une mouette rieuse. En janvier 2025, un épisode de mortalité groupée a été détecté, dans le Val d’Oise, chez des mouettes rieuses à partir du 10/01/2025 et s’est poursuivi jusque mi-mars (un premier cas isolé avait été détecté le 04/12/2024). 

Concernant les autres espèces,début novembre, un premier cas a été détecté dans le sud de la France, le 07/11/2024 dans le département des Hautes-Pyrénées près de Tarbes chez une grue cendrée. 

En décembre 2024, un épisode de mortalité groupée a concerné douze cygnes tuberculés le 01/12/2024 dans l’Ain. Un second épisode a suivi à partir du 04/02/2025, où au moins onze spécimens ont été trouvés morts. Des mortalités sporadiques de cygnes ont été observées dans ce département jusqu’au mois de mars.

En parallèle, les détections se sont poursuivies sur les oiseaux du littoral de la Manche et Atlantique (du Nord jusqu’en Loire-Atlantique) chez des laridés, mais aussi d’autres espèces telles que bécasseau sanderling (un cas détecté le 19/12/2024 dans la Somme), et épervier d’Europe (un cas détecté le 16/01/2025 dans le Calvados).

Aucun cas n’a été détecté entre mi-mars et mi-juillet. Les détections ont repris sur le littoral le 15/07/2025 dans une réserve naturelle maritime de Charente-Maritime (baie d’Yves) chez des goélands leucophées, puis le 23/07/2025 à Dunkerque chez un goéland argenté.

 

Analyse et interprétation

La vaccination préventive contre les virus de l’influenza aviaire A(H5) a été mise en œuvre à partir d’octobre 2023 en France, ciblant le secteur de la production de canards maigres et gras. Durant la saison 2024-2025, aucun foyer d’IAHP n’a été détecté dans les Pays de la Loire et seulement deux foyers dans le sud-ouest de la France, zones à forte densité de canards dans lesquelles des épizooties récurrentes avaient été observées au cours des saisons précédentes (avant 2023). Ainsi cette saison, tout comme la saison précédente, la France ne figure plus parmi les cinq pays ayant recensé le plus de foyers. Parmi ces 15 foyers en élevage, 9 ont été détectés par la surveillance événementielle, 4 par la surveillance programmée et 2 par lien épidémiologique. Tous les foyers en élevages de canards ont été détectés grâce à la surveillance programmée.

 

Dans le compartiment sauvage, la saison 2024-2025 est marquée par une circulation constante à bas-bruit sur le littoral de la Manche et Atlantique chez les laridés, marquant probablement un processus d’enzootisation dans ce compartiment. Dans l’Ain, de nombreuses mortalités de cygnes ont été observées de janvier à mars, témoignant d’une circulation hivernale active dans le reste du compartiment sauvage, même si les niveaux de circulation étaient inférieurs aux saisons 2021-22 et 2022-23.Le bilan détaillé de l’IAHP dans le compartiment sauvage sur l’année 2024 (du 01/01 au 31/12), rédigé par le réseau SAGIR, est publié sur le site de la plateforme ESA (lien).

 

 

Aspects génétiques

Le sous-type H5N1 a été identifié sur la quasi-totalité des détections, comme précédemment observé lors des saisons 2021/2022, 2022/2023 et 2023/2024. À partir d’octobre 2020, le sous-type H5N1 avait co-circulé de façon minoritaire en Europe, avec d’autres sous-types dont le sous-type H5N8 (majoritaire jusqu’en août 2021), mais ce dernier sous-type a décliné rapidement après le début de la saison 2021-2022. 

  • Durant les mois d'été (juin–août 2024), une baisse de la diversité génétique a été observée, la plupart des virus caractérisés appartenant à trois génotypes : EA-2024-DI, EA-2022-BB et EA-2023-DT (H5N1-A/mouette/Espagne/5061-23_24VIR4860-8/2023-similaires). Ces génotypes ont une répartition géographique et une population hôte spécifiques : les génotypes EA-2022-BB et EA-2023-DT sont principalement détectés chez les oiseaux marins (laridé) le long des côtes européennes nord de la France, de la Belgique et des Pays-Bas, ainsi que sur la côte atlantique de l'Espagne et du Portugal, respectivement. Inversement, le génotype EA-2024-DI a été principalement détecté chez les Anseriformes (oies) en Pologne et en Allemagne.

  • A partir de septembre 2024, EA-2024-DI est devenu le génotype le plus répandu en Europe, responsable de la quasi-totalité des cas et foyers chez des oiseaux sauvages et domestiques dans les pays d'Europe de l'Est et centrale. Au cours de l'année épidémiologique 2024-2025, EA-2024-DI a été responsable de plus de 82 % des foyers de volailles génétiquement caractérisés en Europe.

  • Les génotypes EA-2022-BB et EA-2023-DT ont été détectés principalement chez les oiseaux marins (Laridae), le génotype EA-2022-BB circulant le long des côtes nord-européennes de la France, de la Belgique, des Pays-Bas et du Royaume-Uni, et le génotype EA-2023-DT le long de la côte atlantique de l'Espagne. Le génotype EA-2022-BB a été détecté dans des foyers domestiques en France, Royaume-Uni et Stavropol en Russie, ce qui suggère une propagation de ces virus vers le nord-est.

    • Sur la fin de saison, à partir de juin 2025, la fréquence de détection du génotype EA-2024-DI a diminué. Il a cependant continué à circuler chez les volailles et chez les palmipèdes sauvages dans les pays du Sud-Ouest de l’Europe (France, Espagne et Portugal), ce qui suggère une extension vers le sud de l’aire de circulation de ce génotype.

    • Inversement, la majorité des virus collectés sur la fin de saison chez différentes espèces de goélands en Belgique, en France, en Norvège, au Portugal, en Espagne et au Royaume-Uni appartenaient aux génotypes EA-2022-BB et EA-2023-DT. Ces génotypes représentaient environ 50 % des virus caractérisés sur la période juin-août 2025 (EA-2022-BB au nord et nord-est, EA-2023-DT sur les côtes atlantiques sud). La diminution pendant les mois d’été du génotype EA-2024-DI au profit des génotypes EA-2022-BB et EA-2023-DT peut être associée à l’augmentation de la circulation virale chez les laridés, qui se reproduisent généralement en colonies, et à une diminution de la détection du virus chez les ansériformes, dont la plupart sont des reproducteurs solitaires. Cependant, un biais dû au nombre limité de séquences disponibles pour cette période ne peut être exclu. A noter également que, depuis juin 2025, deux virus distincts, tous deux issus d’un réassortiment entre le génotype EA-2022-BB et des virus de l’IAFP, ont été identifiés au Royaume-Uni.

 

Le sous-type H5N5 a été détecté dans l’avifaune sauvage au Royaume-Uni, dans les îles Féroé, en Islande, en Allemagne, en Belgique et Norvège. Il a atteint le compartiment domestique au Royaume-Uni (volailles), en Norvège (oiseaux captifs) et en Islande (volailles). Toutes ces détections en Europe du Nord sont associées au même génotype EA-2021-I. Tous les virus H5N5 détectés en 2025 chez les oiseaux en Europe possédaient un marqueur moléculaire d’adaptation virale pour les mammifères.

 

Pour information complémentaire, le LRUE pour l’influenza aviaire publie et met à jour en ligne un tableau de bord récapitulant la fréquence mensuelle de détection des différents génotypes de virus de l’IAHP A(H5) de lignée A/goose/Guangdong/1/1996 circulant en Europe depuis octobre 2020, d’après les données de séquences dont il dispose (EURL Avian Flu Data Portal).

 

Détections chez les mammifères (Europe)

 

Description

La détection de l’IAHP chez une espèce de mammifère (hôte inhabituel) constitue un évènement épidémiologique exceptionnel, et doit donc être notifiée à l’OMSA (code terrestre - article 1.1.3 -1.f) dans les 24 h suivant la confirmation du diagnostic. Les notifications sont communiquées par courrier électronique (code terrestre article 1.1.5). L’intégralité des notifications officielles des cas d’IAHP à l’OMSA sont disponibles sur la page dédiée (lien).

 

Au niveau européen, la surveillance hors oiseaux est exigée par la réglementation européenne, lorsque la situation épidémiologique indique que les espèces à cibler peuvent constituer un risque pour la santé animale et humaine (section 10 de l’annexe II du règlement 2020/689 révisé). 

 

Seuls quelques cas ponctuels chez des mammifères domestiques et sauvages, listés ci-dessous, ont été détectés en Europe au cours de la saison.

 

Allemagne

Deux cas chez des renards roux (Vulpes vulpes) ont été rapportés le 02/07/2025. Les deux spécimens ont été trouvés en mars 2025 en Nord-Westphalie et dans la Saxe et ont été confirmés H5N1 par PCR (source : OMSA Autres informations sanitaires importantes consulté le 21/07/2025).

Belgique

Deux cas ont été détectés sur des chats domestiques à proximité d’un foyer en élevage de volailles, sous-type H5N1 (le 18/02/2025 à Saint-Gilles-Waes en Flandre orientale). Les chats appartenaient au détenteur des volailles et avaient accès à l’extérieur. Ils ont probablement été infectés en mangeant des œufs contaminés ou en buvant de l'eau contaminée. Les deux chats présentaient des symptômes graves de la maladie et ont été euthanasiés. Les autres chats présents sur le secteur étaient en bonne santé et ne présentaient aucun symptôme (source : communiqué presse AFSCA, Sciensano et le service public fédéral de santé publique belge le 04/03/2025).

 

Finlande

Un cas a été rapporté le 09/06/2025 chez un renard roux (Vulpes vulpes). L’animal a été prélevé le 25/05/2025 et confirmé H5N1 par PCR (source : OMSA Autres informations sanitaires importantes consulté le 21/07/2025).

 

Islande

Cinq chats domestiques ont été testés positifs au virus H5N5 entre fin décembre 2024 et début février 2025 (communication personnelle de Brigitte Brugger, MAST). Les chatons d'une même portée âgés de 10 semaines vivant dans un foyer à Ísafjörður ont d'abord présenté une diminution de leur consommation d'eau et de nourriture, une léthargie et des signes neurologiques (raideur, tremblements, convulsions) pendant plusieurs jours avant de mourir. Comme les chats avaient accès à l'extérieur et que le virus en cause présentait une similitude génétique avec ceux trouvés chez les oiseaux sauvages en Islande à la même période (et en Norvège en novembre 2024), la source présumée de l'infection était le contact direct avec des oiseaux sauvages. Les autres chatons de la même portée, qui avaient été placés dans un nouveau domicile peu avant, n'ont pas été touchés. 

Un quatrième cas d’infection par le sous-type H5N5 a été détecté à Reykjavík, où un chat vivant au domicile de trois personnes a développé de la fièvre et des signes neurologiques (convulsions épileptiques) et a ensuite été euthanasié. Comme ce chat avait accès à l'extérieur, et qu’une mortalité chez les oies cendrées avait été observée dans la même région, la voie de transmission suspectée a été le contact direct avec des oiseaux sauvages. 

Le cinquième chat a été testé positif pour le même sous-type dans le nord-est du pays et, comme ce chat avait accès à l'extérieur, le contact direct avec des oiseaux sauvages était la voie de transmission suspectée. Tous ces chats avaient été nourris exclusivement avec des aliments commerciaux pour chats traités thermiquement et aucun d'entre eux n'avait reçu de viande crue ou de lait (EFSA, ECDC, EURL, et al. 2025).

 

Italie

Un chat domestique trouvé mort le 13/01/2025 dans une exploitation familiale de volailles située dans la commune de Valsamoggia (Province de Bologne, Emilie-Romagne) a été confirmé infecté par un virus de l’IAHP H5N1 le 16/01/2025. Le virus présentait une grande similarité génétique avec un virus H5N1 séquencé sur des volailles de la même exploitation, détectées le 31/12/2024. Ces résultats confirment que le chat a probablement été infecté à la suite d'une exposition directe à des volailles infectées sur le site où il a été retrouvé mort (source : WAHIS-OMSA 6243 le 05/02/2025).

Deux cas sur des renards sauvages ont été détectés le 30/10/2024 dans le Frioul-Vénétie-Julienne et le 24/01/2025 en Lombardie (source : Commission européenne ADIS). 

 

Norvège

Une étude rétrospective a mis en évidence des preuves sérologiques d’infection d’ovins exposés par contact direct dans les pâtures avec des oiseaux sauvages, pendant l’été 2023 au Finnmark à l’extrême nord du pays. Des anticorps anti-H5 ont été détectés chez un ovin. Un autre a également été testé séropositif contre l’influenza A (mais pas H5). La contamination des ovins s’est probablement produite dans une situation de pression infectieuse très élevée pendant une épizootie dans la faune sauvage. 

Le troupeau d’ovins avait fait l’objet d’un premier dépistage sérologique qui s’était avéré négatif (220 animaux testés en juin 2024). Plus récemment, 85 sérums ont été retestés, avec un nouveau test, dont deux ont été détectés positifs (source : institut vétérinaire de Norvège le 21/05/2025).

Un cas sur un renard roux (Vulpes vulpes) a été rapporté le 11/06/2025. L’animal a été prélevé le 11/04/2025 dans le nord du pays et le sous-type a été confirmé H5N5 par PCR (source : OMSA Autres informations sanitaires importantes consulté le 21/07/2025).

Un cas sur une loutre (Lutra lutra) a été rapporté le 27/06/2025. L’animal a été heurté par une voiture le 02/12/2024 dans le nord du pays et a été confirmé positif au sous-type H5Nx le 24/06/2025 par PCR. L’animal a été testé dans le cadre d’une campagne de dépistage du virus influenza aviaire sur la période 2022-2024 (23 loutres testées) (source : OMSA Autres informations sanitaires importantes consulté le 21/07/2025).

 

Pays-Bas

Deux renards roux (Vulpes vulpes) ont été testés positifs H5N1 sur la période décembre 2024-mars 2025 (communication personnelle de Dennis Bol, NVWA), dont l'un présentait des signes neurologiques et a été euthanasié (EFSA, ECDC, EURL, et al. 2025).

 

Pologne

Sur la période de mars à juin 2025 un chat domestique d’une exploitation avicole a été testé positif au virus HPAI H5N1 après avoir vraisemblablement chassé des oiseaux sauvages infectés. Le statut de l’élevage avicole n’a pas été communiqué (EFSA, ECDC, et EURL 2025).

 

Royaume-Uni

Sur la période décembre 2024-mars 2025, un cadavre de renard roux (Vulpes vulpes) a été testé positif en Écosse (EFSA, ECDC, EURL, et al. 2025).

La maladie a été détectée pour la première fois depuis deux ans chez des phoques gris (Halichoerus grypus) le 18/02/2025 sur la côte du Norfolk (source : Promed le 21/02/2025). Le génotype H5N5 a été détecté. Au total, quinze individus ont été testés positifs sur 40 cadavres prélevés (source : APHA le 21/03/2025).

Un cas d’infection par le virus IAHP H5N1 a été détecté sur une brebis. Il s’agit de la première détection de virus IAHP chez cette espèce. Le cas a été identifié à la suite d’une surveillance de routine du bétail d’élevage dans un établissement du Yorkshire où la présence d’IAHP H5N1 avait été confirmée chez des oiseaux captifs. La brebis a été testée positive par sérologie H5 dans le sang, et son lait a été testé positif H5 par RT-PCR. La brebis présentait des signes cliniques de mammite. Les tests effectués sur les autres ovins du troupeau, dont les agneaux de la brebis infectée, ont été négatifs (source : APHA le 24/03/2025). 

L’absence de détection de matériel viral dans le reste de ce petit troupeau de moutons (n=26) suggère qu’il s’agit d’un événement rare associé à un contact très étroit avec des oiseaux infectés ou leur environnement contaminé (source : APHA risk assessment mars 2025).

Un cas sur un phoque gris (Halichoerus grypus) a été rapporté le 15/07/2025. L’animal avait été trouvé le 11/06/2025 en Cornouailles atteint de signes cliniques sévères (fièvre et symptômes respiratoires). Le sous-type H7N1 a été confirmé par PCR (source : OMSA Autres informations sanitaires importantes consulté le 21/07/2025). La séquence H7 correspond à la séquence d’un virus faiblement pathogène chez l’oiseau. Le gène PB2 possède la mutation E627K connue comme marqueur d’adaptation chez les mammifères. L’infection par cette souche n’a pas été formellement reconnue comme ayant causé la mort de l’animal, d’autres facteurs ayant pu y contribuer (source : UK.gov consulté le 21/07/2025).

 

Slovénie

Sur la période décembre 2024-mars 2025, la Slovénie a signalé la détection du virus H5N1 chez un renard roux (Vulpes vulpes) dans une zone où des oiseaux sauvages ont également été retrouvés morts (communication personnelle d'Aleksandra Hari, AFSVSPP) (EFSA, ECDC, EURL, et al. 2025).

 

Autres informations sur des protocoles de surveillance programmée

En Autriche, 119 échantillons provenant de mammifères ont été analysés, tous négatifs pour le virus H5N1 (55 porcs, 30 renards, 8 sangliers, 7 chauves-souris, 3 bovins, 2 lapins, 2 loups, 1 chat, 1 rat) (communication personnelle de Sandra Revilla-Fernández, AGES). En Belgique, 41 renards, quatre chats, deux marsouins, deux phoques et une martre ont été testés, parmi lesquels un renard et deux chats se sont révélés positifs au virus HPAI (décrit ci-dessus). De plus, les tests effectués sur le lait cru en Belgique se sont jusqu'à présent révélés négatifs (communication personnelle d'Ingeborg Mertens, FAVV) (EFSA, ECDC, EURL, et al. 2025).

 

 

Un cas humain au Royaume-Uni

Un cas humain a été détecté au Royaume-Uni dans le West Midlands. Le casa été confirmé H5N1 génotype DI.2. La personne avait été exposée à des volailles infectées. Les symptômes cliniques étaient modérés et aucune transmission inter-humaine n’a été mise en évidence. Cette souche du génotype EA-2024-DI était connue pour circuler à ce moment dans le compartiment domestique au Royaume-Uni. Elle est différente de celle présente chez les mammifères aux États-Unis (source : UKHSA le 27/01/2025). 

 

 

Analyse

Les détections chez les mammifères domestiques et sauvages ont débuté à partir de fin décembre 2024, uniquement en Europe du Nord à l’exception de l’Italie. Le dernier cas en Europe remontait au printemps 2024. Ces détections impliquent quasi-uniquement des espèces carnivores, exposées aux oiseaux infectés par la voie alimentaire (prédation ou nécrophagie), ou, pour certains cas chez des chats domestiques, exposés aux volailles infectées. Plusieurs sous-types ont été confirmés H5N1, H5N5 et H7N1. Le nombre de détections liées au sous-type H5N5 a augmenté par rapport à la saison précédente. Les cas sont demeurés sporadiques, sans transmission intra-espèce massive.

 

La détection de H5N1 dans le lait d’une brebis au Royaume-Uni constitue la première évidence d’infection de ruminant en Europe par le virus IAHP. Le virus n’a cependant pas été détecté chez les autres animaux du troupeau, ce qui suggère que l’infection était un cas isolé, sans transmission intra-spécifique.

 

 

Conclusion

 

Au total, 620 foyers de volailles, 178 foyers d’oiseaux captifs et 1 485 cas sauvages ont été détectés entre le 01/08/2024 et le 31/07/2025. L’épizootie 2024-2025 a présenté une saisonnalité similaire à celle de l’année précédente, avec une amplitude légèrement plus élevée. Le compartiment domestique a été impacté par une épizootie majeure dans les productions de palmipèdes de Hongrie. 

Une persistance des cas a été observée chez les laridés sur les littoraux Atlantique et de la Manche pendant toute la saison, et qui a augmenté au Royaume-Uni à partir du mois de mai 2025. Les pics de détection correspondent aux migrations, périodes de regroupements et déplacements de populations d’oiseaux sauvages. 

Les cas chez les mammifères sauvages terrestres et aquatiques sont demeurés sporadiques et liés à l’exposition à l’avifaune infectée. A noter toutefois, la première mise en évidence d’infection de ruminant en Europe par le virus IAHP, par une détection dans le lait d’une brebis au Royaume-Uni.

 

Références

 

EFSA, ECDC, EURL, et al. 2025. « Avian Influenza Overview December 2024–March 2025 ». EFSA Journal 23 (4): e9352. https://doi.org/10.2903/j.efsa.2025.9352.

EFSA, ECDC, et European Union Reference Laboratory for Avian EURL. 2025. « Avian Influenza Overview March–June 2025 ». https://doi.org/10.2903/j.efsa.2025.9520.

 

Annexes

 

Tableau 2. Nombre de foyers de volailles, cas dans l'avifaune libre et captive d’IAHP H5 détectés en Europe depuis le début de la saison 2024-2025 (soit le 01/08/2024), par pays (par ordre alphabétique). Les définitions des compartiments sont celles du Règlement 2016/429 (cf. encadré supra) (source : Commission européenne ADIS et WAHIS-OMSA le 23/01/2026)

Pays

Compartiment

Date de première suspicion

Date de la dernière détection déclarée**

Nombre de déclaration par compartiment pour la saison 2024-2025

H5N1

H5N5

H5Nx

Allemagne

Captifs

11/09/2024

15/04/2025

25

25

0

0

Sauvages

03/08/2024

10/06/2025

247

231

1

15

Volailles

11/08/2024

28/03/2025

28

28

0

0

Autriche

Captifs

30/09/2024

24/01/2025

3

3

0

0

Sauvages

13/09/2024

31/03/2025

64

59

0

5

Volailles

07/10/2024

10/11/2024

6

6

0

0

Belgique

Captifs

22/01/2025

05/02/2025

5

5

0

0

Sauvages

10/08/2024

30/07/2025

50

43

1

6

Volailles

17/02/2025

05/03/2025

3

3

0

0

Bosnie-Herzégovine

Sauvages

12/02/2025

12/02/2025

1

1

0

0

Volailles

07/02/2025

07/02/2025

1

1

0

0

Bulgarie

Sauvages

03/02/2025

03/02/2025

1

1

0

0

Volailles

27/09/2024

19/05/2025

10

10

0

0

Croatie

Captifs

26/11/2024

26/11/2024

1

1

0

0

Sauvages

05/09/2024

02/05/2025

11

11

0

0

Volailles

14/10/2024

29/11/2024

2

2

0

0

Danemark

Sauvages

12/08/2024

20/06/2025

20

20

0

0

Volailles

08/09/2024

09/04/2025

3

3

0

0

Danemark (Iles Féroé)*

Sauvages

14/08/2024

21/10/2024

2

0

2

0

Espagne

Captifs

08/08/2024

12/07/2025

2

2

0

0

Sauvages

01/08/2024

31/07/2025

36

36

0

0

Volailles

16/07/2025

25/07/2025

2

2

0

0

Estonie

Sauvages

07/04/2025

07/04/2025

1

1

0

0

Finlande

Sauvages

20/01/2025

13/06/2025

7

6

1

0

France

Captifs

18/09/2024

20/01/2025

4

1

0

3

Sauvages

03/08/2024

23/07/2025

39

35

0

4

Volailles

07/08/2024

27/12/2024

15

15

0

0

Grèce

Sauvages

14/02/2025

27/02/2025

3

3

0

0

Hongrie

Captifs

19/11/2024

24/01/2025

2

2

0

0

Sauvages

19/09/2024

19/07/2025

50

50

0

0

Volailles

30/09/2024

04/05/2025

293

293

0

0

Irlande

Captifs

22/07/2025

22/07/2025

1

1

0

0

Sauvages

28/11/2024

22/07/2025

22

22

0

0

Islande

Sauvages

21/09/2024

07/03/2025

32

0

30

2

Volailles

03/12/2024

03/12/2024

1

0

1

0

Italie

Sauvages

24/09/2024

21/02/2025

97

92

0

5

Volailles

01/10/2024

30/01/2025

56

50

0

6

Lettonie

Volailles

27/05/2025

27/05/2025

1

1

0

0

Lituanie

Captifs

26/05/2025

26/05/2025

1

1

0

0

Sauvages

20/01/2025

16/04/2025

3

3

0

0

Volailles

27/01/2025

27/01/2025

1

1

0

0

Macédoine du Nord

Captifs

14/10/2024

14/10/2024

1

1

0

0

Volailles

25/10/2024

25/10/2024

1

1

0

0

Moldavie

Captifs

20/09/2024

03/03/2025

38

38

0

0

Sauvages

19/11/2024

05/02/2025

3

3

0

0

Norvège

Captifs

12/11/2024

12/11/2024

1

0

1

0

Sauvages

27/08/2024

30/07/2025

19

3

14

2

Pays-Bas

Captifs

13/12/2024

19/02/2025

2

2

0

0

Sauvages

10/11/2024

09/07/2025

225

225

0

0

Volailles

17/11/2024

18/03/2025

5

5

0

0

Pologne

Captifs

31/10/2024

04/06/2025

30

30

0

0

Sauvages

11/09/2024

28/04/2025

71

71

0

0

Volailles

21/08/2024

30/04/2025

110

110

0

0

Portugal

Captifs

13/08/2024

25/07/2025

5

5

0

0

Sauvages

05/08/2024

31/07/2025

18

18

0

0

Volailles

03/01/2025

17/01/2025

2

2

0

0

Roumanie

Captifs

06/03/2025

07/03/2025

2

2

0

0

Sauvages

18/10/2024

09/04/2025

8

8

0

0

Volailles

24/10/2024

19/11/2024

2

2

0

0

Royaume-Uni*

Captifs

03/02/2025

14/05/2025

4

4

0

0

Sauvages

07/08/2024

30/07/2025

351

319

32

0

Volailles

01/11/2024

30/07/2025

62

61

1

0

République tchèque

Captifs

22/08/2024

11/07/2025

32

32

0

0

Sauvages

25/10/2024

31/03/2025

11

11

0

0

Volailles

13/09/2024

17/05/2025

6

6

0

0

Serbie

Sauvages

21/09/2024

04/03/2025

6

6

0

0

Slovaquie

Captifs

21/10/2024

03/01/2025

6

6

0

0

Sauvages

19/09/2024

12/03/2025

16

16

0

0

Volailles

16/10/2024

21/10/2024

2

2

0

0

Slovénie

Captifs

16/10/2024

16/10/2024

1

1

0

0

Sauvages

10/10/2024

22/12/2024

47

47

0

0

Suisse

Sauvages

08/11/2024

11/02/2025

9

9

0

0

Suède

Sauvages

20/01/2025

19/04/2025

13

12

1

0

Volailles

21/02/2025

21/02/2025

1

1

0

0

Turquie

Captifs

09/11/2024

07/02/2025

3

3

0

0

Volailles

31/10/2024

05/04/2025

7

7

0

0

Ukraine

Captifs

17/09/2024

07/03/2025

9

7

0

2

Sauvages

23/09/2024

30/01/2025

2

2

0

0

Europe

Captifs

 

 

178

172

1

5

Sauvages

 

 

1 485

1 364

82

39

Volailles

 

 

620

612

2

6

*source : WAHIS-OMSA consulté le 23/01/2026. Seuls les foyers et cas situés en Europe géographique (à l’ouest du 60ème degré de longitude) sont indiqués.
** les dernières semaines sont à interpréter avec précaution, compte tenu des délais entre suspicion/détection, confirmation et notification. 

 

 

 

 

  1. ^

    Pays de l’UE et pays voisins, incluant le Royaume-Uni, la Russie occidentale et la Turquie. France hexagonale uniquement.

  2. ^

    Pays de l’UE et pays voisins, incluant le Royaume-Uni, la Russie occidentale et la Turquie. France hexagonale uniquement.

  3. ^

    Front est / sud-est : Autriche, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Chypre, Croatie, Hongrie, Italie, Moldavie, Roumanie, République tchèque, Serbie, Slovaquie, Slovénie, Suisse, Ukraine.

  4. ^

    Front nord : Allemagne, Belgique, Danemark, Danemark (Iles Féroé)*, Estonie, Finlande, Irlande, Islande, Lettonie, Lituanie, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni, Russie, Suède.

     

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